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Dominic Champagne défend son opéra « Another Brick in the Wall »

Dominic Champagne défend son opéra « Another Brick in the Wall »
Photo Martin Chevalier

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Le metteur en scène Dominic Champagne n’a que faire des critiques qui n’ont pas aimé son dernier spectacle, Another Brick in the Wall –L'opéra, créé à partir du mythique album du groupe Pink Floyd et présenté pour une première fois samedi à Montréal.

«Le premier critique pour moi, c’est (Roger) Waters. Et son “feed-back” a été extrêmement positif», a-t-il souligné en entrevue à Québec Matin, lundi, sur les ondes de LCN.

Roger Waters, un des membres fondateurs de Pink Floyd, s’est déplacé à Montréal pour assister à la première samedi.

«Son premier commentaire à l’entracte, ça a été "Powerful shit, man” (un spectacle puissant, mon gars), a raconté M. Champagne. C’est le premier compliment “plein de marde" qui m’a fait autant plaisir dans toute ma carrière».

Nouvelles avenues

Plusieurs critiques ont déploré ne pas reconnaître assez les paroles des célèbres chansons de cet album, dont Another Brick in the Wall et Comfortably Numb.

«C’était le projet initial, a maintenu M. Champagne. Ni Waters ni Julien Bilodeau (le compositeur de la version opéra) n’avaient d’intérêt à faire une pâle copie opératique ou symphonique des œuvres. L’idée, ce n’était pas de faire un “Reader’s Digest” de The Wall, mais d’essayer d’explorer de nouvelles avenues.»

Le metteur en scène estime que les fins connaisseurs apprécieront «reconnaître les airs et pouvoir s’y perdre».

«Il y a des puristes, comme Sylvain Cormier (critique au Devoir), qui nous attendaient avec une brique et un fanal, qui eux sauraient comment ça doit se faire, un opéra de cette nature», a-t-il soulevé. «On s’attendait évidemment à ce qu’il y ait un choc musical dans le public, parce qu’on est tellement habitué à entendre The Wall. Ça a son effet que de se faire perdre.»

« Beaucoup d’émotions »

Pendant la première, Dominic Champagne a dit avoir vécu «beaucoup d’émotions» de voir l’œuvre sur scène. «Ça n’arrive pas souvent dans une carrière qu’on peut s’asseoir avec Roger Waters pour lui montrer son nouveau bébé.»

M. Champagne espère pouvoir exporter sa plus récente création en Europe et aux États-Unis.

«Il y avait beaucoup de fierté samedi à s’imaginer que cet opéra, qui prenait naissance ici, puisse faire le tour des maisons d’opéra aux États-Unis, alors qu’on s’apprête à y dépenser des milliards de dollars pour bâtir "The brand new wall", en s’imaginant que c’est la voie de l’avenir.»