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Bras de fer entre les syndiqués et l’Université Laval

Les employés manifestent, la direction accuse le syndicat d’«arnaque»

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Alors que les employés en grève de l’Université Laval ont manifes­té lundi midi devant la résidence du recteur, Denis Brière, le ton monte entre les deux parties. La direction accuse le syndicat de vouloir «arnaquer» ses membres, ce que nie son porte-parole.

Le vice-recteur exécutif, Éric Bauce, affirme que sa proposition concernant le déficit du régime de retraite est plus avantageuse pour les employés que celle du syndicat.

«La proposition du syndicat qui est sur la table va appauvrir les employés et ce serait l’fun qu’ils le sachent. Tout ça, c’est une grande arnaque. Les syndiqués sont victimes d’une arnaque, ils vont se faire enlever leur indexation si on signe ça», a martelé M. Bauce lundi.

La proposition du Syndicat des employés de l’Université Laval (SEUL) découle d’un enjeu national, selon M. Bauce, puisque le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), auquel est affilié le SEUL, conteste les dispositions de la loi 13 sur les régimes de retraite du réseau universitaire.

« Totalement faux »

De son côté, le porte-parole du syndicat, Éric-Jan Zubrzycki, rejette ces accusations du revers de la main. «C’est totalement faux, c’est tout le contraire. M. Bauce ne sait tout simplement pas de quoi il parle. C’est un entomologiste, ce n’est pas spécialiste des régimes de retraite», lance-t-il.

Plusieurs centaines de syndiqués de l’Université Laval, en grève depuis le 21 février, ont par ailleurs manifesté devant la résidence du recteur, Denis Brière, lundi midi pour faire entendre leurs revendications.

Sur le campus, ils sont visés par une injonction qui limite à 190 le nombre de syndiqués qui peuvent manifester en même temps à un endroit précis.

Empocher l’indemnité

Les 1900 employés de soutien, techniciens et ouvriers étaient obligés de participer à cette manifestation pour empocher leur indemnité de grève quotidien­ne.

«Ça fait partie du travail syndical qu’ils doivent faire pour obtenir leur prestation de grève», indique M. Zubrzycki.

La convention collective des membres du SEUL est échue depuis avril 2016.

Impacts du conflit sur le campus

Les cours sont maintenus, mais certaines activités de formation en laboratoire et en atelier ne peuvent se dérouler faute de techniciens. Les étudiants en arts visuels, par exemple, ne peuvent pas avoir accès à des ateliers de menuiserie et de moulage. Les chambres noires sont aussi fermées, tout comme le service de prêt de matériel audio­visuel.

Certaines activités du Pavillon d’éducation physique et des sports (PEPS) offertes au grand public sont perturbées et les heures d’ouver­ture sont réduites.

Les heures d’ouverture de la biblio­thèque sont également réduite­s.