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Grève encore prolongée à l’Université Laval

Grève encore prolongée à l’Université Laval
Photo d'archives Pierre-Olivier Fortin

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Le conflit s’étire à l’Université Laval. En grève depuis le 21 février, le syndicat des employés a décidé de prolonger le débrayage jusqu’au 26 mars.

Un contact initié par le Syndicat des employés de l’Université Laval (SEUL) a été fait jeudi auprès de la direction pour savoir si l’employeur est prêt à reprendre les négociations sur les bases de la proposition syndicale. Une réponse est attendue vendredi, mais le syndicat a tout de même décidé de prolonger la grève «pour maintenir la pression», a indiqué le conseiller syndical Éric-Jan Zubrzycki.

«On va continuer la grève tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas d’entente de principe. On n’a plus confiance», a-t-il ajouté.

En soirée hier, la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart, a indiqué que la direction était «contente de l’ouverture du syndicat de revenir à la table de négociation et du fait qu’il reconnaisse la validité de nos chiffres».

Nouveau vote réclamé

Par ailleurs, après trois semaines de grève sur le campus, des employés syndiqués ont réclamé hier un nouveau vote afin de décider si le débrayage doit se poursuivre ou non.

La demande pour la tenue d’une assemblée générale spéciale a été transmise au syndicat jeudi avant-midi. Elle est appuyée par une cinquantaine de membres, comme le prévoient les statuts et règlements du syndicat.

«Nous demandons un nouveau vote sur la pertinence de maintenir ou de mettre un terme à la grève en cours», peut-on lire dans le courriel envoyé par Pauline Brousseau, une des employés membres du SEUL à l’origine de cette initiative.

Cette dernière estime qu’il est temps de mettre un terme à la grève puisque le litige concernant les régimes de retraite se retrouvera bientôt entre les mains d’un arbitre du ministère du Travail.

Assemblée générale à venir

De son côté, le conseiller Éric-Jan Zubrzycki juge que cette demande est irrecevable, pour des raisons de procédures liées à l’interprétation des statuts et règlement du syndicat.

La tenue d’une assemblée générale est toutefois déjà prévue «sous peu» afin de «faire le point sur la grève», a-t-il indiqué. Le conseiller syndical ne s’est toutefois pas engagé à tenir un vote sur le maintien ou non du débrayage, pour des raisons stratégiques. L’ordre du jour sera connu en temps et lieu, a-t-il indiqué.

En décembre, 80% des membres du SEUL ont voté pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.