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Quand fiston impressionne le paternel

Quand fiston impressionne le paternel
Photo Didier Debusschère

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«T’es donc ben bon! Je le sais que tu es bon, mais arrête d’en mettre!»

Sous les applaudissements nourris du public, Pierre Harvey s’est empressé de féliciter le héros du jour une fois que sa quatrième victoire de la saison, une troisième sur le plan individuel, était en banque, pour lui livrer ces mots.

Harvey père a craint à un certain moment que l’athlète de l’heure au pays ne soit pas capable de maintenir la cadence pour la course la plus importante de la journée après ses temps expéditifs à ses trois premiers départs.

«Je trouvais qu’il y allait un peu fort dans le spectacle en se classant au quatrième rang en qualifications, puis gagner son quart de finale et sa demi-finale. Je me disais qu’il ne lui en resterait peut-être plus beaucoup [d’énergie], à la fin, mais il a encore été capable d’aller chercher Krogh dans la dernière ligne droite. C’était impressionnant», a souligné le fondeur retraité à la horde de journalistes.

« Ça m’impressionne »

Si les émotions vécues par le paternel pour ce triomphe «à domicile» différaient avec celles qui l’ont habité quand son fils a confirmé sa médaille d’or au 50 km des Championnats du monde, il y a quelques semaines, il n’en demeure pas moins qu’il revêtait un caractère unique.

«Là, c’est rendu une habitude, mais c’est toujours émotif pour moi. Alex n’est pas habitué de gagner comme ça au sprint, alors en termes de performance, ça m’impressionne, mais le 50 km, au Championnat du monde, ça demeure sa plus grande victoire pour moi. Plus grand que ça, ce sont les Olympiques, et il lui reste une dernière chance l’année prochaine», a-t-il avancé.

Conservateur?

L’expérience et la sagesse du premier Canadien à avoir remporté une Coupe du monde de ski de fond lui suggéraient que fiston soit plus modéré pour le départ groupé du jour en style classique (15 km).

«C’est sûr qu’il y en aura un ou deux qui vont essayer de s’échapper à la mi-course, mais s’il a encore de bons skis comme aujourd’hui [hier], il va être capable de les suivre et il va essayer de sauver les meubles en n’étant pas trop loin. Mais la course difficile, ça va être dimanche avec la poursuite. Je pense qu’il sera conservateur demain [samedi]», a conclu Pierre Harvey.