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25 bougies pour Basic Instinct

Basic instinct
Photo courtoisie Michael Douglas et Sharon Stone.

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Il y a 25 ans, Sharon Stone acceptait un rôle qui allait changer sa vie, et sa carrière: Catherine Tramell, la romancière meurtrière de Basic Instinct. Une star était née. Un sex-symbol aussi.

La scène est devenue célèbre. En salle d’interrogatoire, Catherine Tramell ­(Sharon Stone) subjugue un petit groupe d’inspecteurs (tous masculins, ­évidemment) en croisant et décroisant les jambes dans une tenue qui ne laisse rien à l’imagination.

La scène de la salle d’interrogatoire avec Catherine Tramell (Sharon Stone) est devenue mythique.
Photo courtoisie
La scène de la salle d’interrogatoire avec Catherine Tramell (Sharon Stone) est devenue mythique.

À l’époque, Basic Instinct avait fait rougir les évaluateurs de la Régie du cinéma à un point tel qu’ils en ont interdit l’accès aux moins de 18 ans. À la suite d’une révision, en 2006, il est désormais réservé aux ­cinéphiles à partir de l’âge de 16 ans.

Il faut dire que, lors de sa sortie en salle, le long-métrage de Paul Verhoeven testait les limites avec ses nombreuses scènes ­torrides entre Sharon Stone et Michael Douglas, mais également en mettant en scène une meurtrière bisexuelle et, disons, bien portée sur la chose.

Années fastes

Six ans après la sortie du particuliè­rement coquin Neuf semaines et demie, ­Basic Instinct est venu redonner un second souffle à la vague de thrillers érotiques. Il a mis la table pour de nombreux autres films lubriques: on n’a qu’à penser à Harcèlement, Proposition indécente, Couleur de la nuit et autres Body of Evidence qui se sont succédé sur les écrans de salles sombres.

En plus de consolider le statut de sex-symbol­­ de Sharon Stone, Basic Instinct lui a valu ses premières nominations et ses premiers prix. L’actrice a été nommée aux Golden Globes dans la catégorie Meilleure actrice dans un rôle dramatique (c’est finalement Emma Thompson qui est repartie avec la statuette).

Son rôle de Catherine Tramell lui a ­également permis de décrocher des contrats de plus en plus en vue et lucratifs. Après quelques faux pas (le très mauvais Sliver vient aussitôt en tête), l’actrice est apparue au sommet de sa forme avec ­Casino, où elle fut dirigée par Martin ­Scorsese. Sa performance lui a permis de décrocher une nomination aux Oscars.

Une suite

Quelques années plus tard, en 2006, ­Sharon Stone s’est glissée à nouveau dans la peau de Catherine Tramell pour les ­besoins de Basic Instinct 2. De moindre qualité, et utilisant essentiellement la ­même formule éculée que son prédécesseur, le film n’a pas eu le même succès. Détestée par les critiques de manière spectaculaire, cette suite n’a pas redonné à la carrière de ­l’actrice le nouvel élan espéré.

Plus discrète dans les années qui ont ­suivi, Sharon Stone s’est consacrée à ­différents projets moins prestigieux. Mais l’année 2017 pourrait bien être celle qui la ramène sous les feux de la rampe. Dans les prochains mois, on la verra dans différents projets où elle donnera la réplique, entre autres, à Ellen Burstyn, James Franco, Zac Efron, Seth Rogen et Melanie Griffith.