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Le projet-pilote de cuisine de rue franchit une étape

Le cadre réglementaire sera dévoilé lundi

Le Parc de la Chute-Montmorency est l’un des 10 endroits où la Ville a autorisé la cuisine de rue.
photo courtoisie Le Parc de la Chute-Montmorency est l’un des 10 endroits où la Ville a autorisé la cuisine de rue.

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C’est lundi que sera dévoilé le cadre réglementaire pour les restaurateurs qui souhaitent participer au projet-pilote de cuisine de rue de la Ville de Québec.

Les propriétaires de restaurants qui auront manifesté leur intérêt seront ensuite invités à une rencontre d’information demain, pour prendre connaissance des détails du projet-pilote. Au total, 15 permis seront délivrés pour des «camions-cuisine» et 3 pour des «vélos-cuisine». Seuls les restaurateurs ayant déjà pignon sur rue pouvaient participer et devront s’installer sur les 10 sites proposés par la ville.

Fonctionnement

Pour Yanick Parent, propriétaire des restaurants Savini, Bello et La Bûche, cette rencontre déterminera s’il va de l’avant ou non dans cette nouvelle aventure. «J’ai fait la demande pour deux camions, mais avant de me lancer, je dois savoir exactement comment ça va fonctionner», prévient-il. «C’est quand même assez dispendieux et il faut que ça roule», a-t-il ajouté, en espérant pouvoir être mobile. «C’est clair que s’il pleut, je n’irai pas m’installer au bord du fleuve», précise celui qui investirait près de 40 000 $ pour équiper un seul camion.

Mis à part les camions de rue, la Ville permettra également aux restaurateurs déjà installés d’aménager une fenêtre en façade de leur bâtiment pour offrir un menu de type «cuisine de rue».

Yanick Parent, Restaurateur
Photo courtoisie
Yanick Parent, Restaurateur

L’idée lancée par le maire Labeaume au début du mois de décembre ne semble toutefois pas plaire aux restaurateurs de la Grande Allée, qui estiment qu’il s’agirait d’une «perte de temps et d’espace».

Interrogé par Le Journal, le propriétaire de l’Atelier Fabio Monti n’est pas prêt à hypothéquer une partie de sa terrasse pour créer un espace «cuisine de rue».

«De mon côté, ce n’est pas possible, puisqu’en été je préfère garder les tables sur ma terrasse avant d’aménager un comptoir pour emporter», a indiqué M. Monti.

Même son de cloche du côté de Yanick Parent, qui n’est pas intéressé par cette idée. «Ce serait une perte de temps», a-t-il indiqué.

Les « Gagnants » le 26 avril

Les candidatures des restaurateurs seront évaluées selon plusieurs critères, dont l’originalité, l’offre culinaire et l’expérience professionnelle. Les «gagnants» seront dévoilés le 26 avril, alors que le projet-pilote de cuisine de rue s’échelonnera au cours des étés 2017 et 2018.

Les 10 endroits autorisés par la ville

  • Base de plein air de Sainte-Foy
  • Domaine de Maizerets
  • Parc Notre-Dame-de-la-Garde
  • Hôpital de l’Enfant-Jésus
  • Parc Cartier-Brébeuf
  • Parc de la Chute-Montmorency
  • Parc de la Plage-Jacques-Cartier
  • Secteur de la piscine Saint-Roch
  • Promenade Samuel-De Champlain (à déterminer)
  • Secteur de l’étang de la Côte (à Beauport)