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Ne craignez pas les fraises du Québec

Les pesticides sont un argument de plus pour l’achat local, croit une spécialiste

Renee Fortier, presidente, Expo Manger Sante et Vivre Vert 2017, Centre des congres, Quebec, 19 mars 2017. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
Photo Pascal Huot L’auteure Renée Frappier est également présidente et fondatrice de l’Expo Manger santé et vivre vert 2017 qui s’est déroulée toute la fin de semaine au Centre des Congrès de Québec. Elle était très satisfaite de l’événement, qui a accueilli environ 10 000 visiteurs et 175 exposants.

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Il ne faut pas avoir peur des fraises qui poussent au Québec, même si les fraises américaines sont les aliments les plus contaminés par les pesticides, croit la cofonda­trice de l’Association manger santé bio Renée Frappier.

Rencontrée pendant l’Expo manger santé et vivre vert 2017 de Québec, l’auteure Renée Frappier a commenté les conclusions du groupe environnemental américain EWG sur les fraises.

Selon EWG, les fraises contiennent en moyenne des traces de 7,7 pesticides différents, tandis que la moyenne est de 2,3 pour les autres fruits et légumes.

Ce n’est qu’un argument de plus pour acheter québécois, selon Renée Frappier.

«Au Québec, l’épandage de pesticides est très réglementé. Donc, il y a moins de pesticides si vous achetez des fraises d’ici que si elles viennent du Mexique ou des États-Unis, même si elles ne sont pas biologiques», dit l’auteure du Guide de l’alimentation saine et naturelle.

Elle croit qu’il faut se sensibiliser davantage à la provenance des aliments.

«On peut se dire que les réglementations sont mieux suivies ici qu’ailleurs. Essayons d’acheter des produits du Québec, et ultimement, des produits du Québec biologiques», conseille-t-elle.

Crème glacée végane

Un ancien comptable qui a tout lâché pour se lancer dans la crème glacée sans lactose faisait partie des exposants.

Éric Rémillard a lancé l’entreprise Lacrem avec sa conjointe Véronik Lacombe en avril 2016, à Saint-Sauveur.

Tout a commencé parce que Mme Lacombe est intolérante au lactose. Le couple ne trouvait pas de crème glacée sans lactose faite au Québec. Tout ce qu’il y avait était américain et peu satisfaisant au goût.

Éric Rémillard a finalement vendu son bureau pour se lancer dans la crème glacée.

«Je voyais ça comme une piscine. L’eau était froide. Mais si je ne plongeais pas, quelqu’un d’autre allait sauter», racon­te-t-il.

Il est très fier d’avoir pu créer huit saveurs et d’être distribué dans 130 épiceries au Québec.