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D’autres baisses de prix à prévoir à la SAQ

Bloc SAQ
Photo d'Archives Le président de la SAQ, Alain Brunet, a indiqué qu’il n’était pas impliqué dans la discussion entourant la libéralisation du marché de l’alcool au Québec.

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Les consommateurs peuvent s’attendre à d’autres baisses de prix sur l’alcool, selon le président de la SAQ.

«Ça va continuer [la baisse de prix]. Il faut être au juste prix dans le marché. On a fait un bon travail, c’est 8 % de baisse, mais après est-ce que c’est fini? Non», a soutenu le président et chef de la direction de la SAQ, Alain Brunet, lundi à Montréal. Depuis novembre dernier, la SAQ a baissé de 1,40 $ le prix de quelque 1600 vins, parmi les plus populaires.

<b>Alain Brunet</b><br /><i>Président de la SAQ</i>
Photo d'archives, Agence QMI
Alain Brunet
Président de la SAQ

La prochaine étape est de revoir la façon dont les marges de profit sont calculées. «On a travaillé rapidement sur la baisse de prix, mais après, l’objectif est de stabiliser notre majoration qui est dégressive [plus le prix du vin est bas, plus la marge est élevée] pour qu’elle soit plus linéaire», a-t-il indiqué.

Pas impliqué

M. Brunet n’a pas voulu spécifier à quel moment les clients pourront en profiter. La SAQ continue toujours de négocier avec les producteurs également.

«Il y a des baisses de prix, et ça va continuer», a-t-il insisté.

Pour ce qui est des discussions entourant la libéralisation de la vente d’alcool au Québec, M. Brunet a affirmé qu’il n’était pas impliqué et qu’il ne prenait pas ses décisions en fonction d’une possible privatisation.

«La question n’appartient pas à la SAQ. Ça ne se passe pas chez nous et on n’y prend pas part. On n’est pas informé des démarches», a-t-il soutenu.

Pression du marché

Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a récemment mentionné qu’il se penchait toujours sur la possibilité de mettre fin au monopole de la SAQ.

«On va voir quel va être le meilleur modèle dans l’intérêt des Québécois», a-t-il réitéré au début du mois de mars.

M. Brunet a indiqué que son plan était «d’assurer la pérennité de l’entreprise» devant les pressions du marché et non celles du gouvernement.

«Ce n’est pas Québec qui me pousse, c’est le client. On prend des décisions pour le bien de l’organisation, on suit l’évolution des pressions que l’on a du client, des États-Unis, du Canada. Le reste, je laisse ça aux gérants d’estrade sinon je m’éloignerais de notre mission», a-t-il ajouté.