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De plus en plus de VUS sur les routes

Ils sont 30 % plus nombreux depuis 5 ans

Camion VUS
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal Selon le professeur Pierre-Olivier Pineau, des HEC Montréal, les VUS coûtent plus cher, restent plus souvent pris dans la congestion et polluent davantage que les véhicules plus petits.

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Les Québécois délaissent de plus en plus leur auto au profit d’un VUS. Les camions légers sont 30 % plus nombreux sur les routes de la province depuis cinq ans, selon les immatriculations fournies par la SAAQ.

«On paye très cher pour acheter de plus gros véhicules, qui restent plus souvent pris dans la congestion, qui nous font perdre de l’argent et qui polluent plus que nécessaire», déplore le professeur Pierre-Olivier Pineau des HEC Montréal.

Sur l’île de Montréal et en Montérégie, par exemple, le nombre de voitures a légèrement baissé de 2011 à 2016, mais on y retrouve 75 000 VUS de plus.

La région des Laurentides a quant à elle vu apparaître 10 fois plus de VUS que de voitures pendant ces mêmes cinq ans.

«Non seulement il y a plus de véhicules, mais il y a de plus gros véhicules et ça a un impact, car ce n’est pas la même chose d’avoir 10 Nissan Micra et 10 Ford Explorer sur la route», dit M. Pineau de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie.

«[Les VUS] consomment davantage que des autos de modèles récents, mais les nouveaux VUS consomment autant que les anciennes autos. C’est un des facteurs qui favorisent leur achat», poursuit-il, ajoutant que cette hausse n’aide en rien à freiner la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Sécurité

Pour le professeur de génie civil à la Polytechnique Nicolas Saunier, la popularité des VUS peut être liée à un désir de sécurité, notamment celui d’être plus gros sur les routes bondées et dont la détérioration est souvent décriée.

«C’est aussi comme une course aux armements, si mon voisin est armé, je veux me protéger et m’armer à mon tour», dit-il, pour illustrer son propos.