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Un calendrier dangereux

Revenant d’une blessure, Craig Anderson a perdu de son lustre face au Canadien.
Photo martin chevalier Revenant d’une blessure, Craig Anderson a perdu de son lustre face au Canadien.

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Plusieurs partisans s’emballent maintenant que le Canadien a balayé la série aller-retour contre les Sénateurs d’Ottawa, mais attention! Il y a un dangereux piège qui guette la troupe de Claude Julien, soit le calendrier.

Les gens se disent que le reste de la saison sera facile puisque neuf des dix derniers matchs du Canadien seront disputés contre des équipes qui sont présentement exclues des séries éliminatoires. Il y en aura deux contre les Red Wings, deux contre les Panthers et deux autres contre le Lightning, une équipe qui se bat présentement pour sa survie.

Les Hurricanes, les Sénateurs, les Stars et les Sabres seront les autres adversaires du CH et, du lot, seuls les Sénateurs seront du festival printanier. De plus, le Canadien jouera six de ses dix derniers matchs au Centre Bell. Une petite balade, quoi!

Erreur! Ces matchs sont très dangereux pour le Canadien et ce qui m’inquiète, n’est pas tant le résultat que le type de match. Je ne crois pas que les duels avec les Red Wings, les Panthers, les Stars ou les Sabres, seront aussi intenses que ceux contre les Sénateurs, et particulièrement, celui que l’on a vu samedi.

Les équipes éliminées n’ont rien à perdre. Les joueurs pensent à leurs statistiques, ils trichent et ils ne veulent pas trop se faire mal. Ces équipes produisent souvent des matchs décousus à haut pointage et sans trop d’implication physique, soit tout le contraire d’un match des séries éliminatoires.

Jouer de la bonne façon

Il est donc capital pour le Canadien de jouer de la bonne façon en préparation pour les séries. Si le Canadien se contente de jouer du hockey de lac, il ne sera jamais prêt pour le premier match des séries. Tu ne peux pas arriver du jour au lendemain et te dire: «Bon, ce soir on va jouer du hockey de séries!»

Je suis convaincu que l’entraîneur Claude Julien est conscient de ce danger, mais il est aussi important que les leaders de l’équipe s’assurent que personne ne se laisse endormir par un calendrier que l’on dit facile.

Le fait que Julien soit arrivé sur le tard dans la saison, peut toutefois agir comme contrepoids et aider le Canadien à éviter de tomber dans le piège du calendrier «facile». Julien est une nouveauté dans l’équipe et il essaie certainement d’implanter des détails dans son système de jeu. Ça peut faciliter la concentration et, le défi présentement pour le Canadien, est mental.

Espérons que les vétérans donneront l’exemple car les semaines précédant les séries sont très importantes.

Du hockey de séries

Le match de samedi soir contre les Sénateurs a été particulièrement enlevant. Il s’agissait de véritable hockey de séries et souvent, en séries éliminatoires, les troisième et quatrième trios font la différence et justement, ce fut le trio de Phillip Danault, Andrew Shaw et Steve Ott qui s’est démarqué.

Deux défaites pour Anderson

On s’attendait à voir Mike Condon devant le filet des Sénateurs, samedi, mais on a tous été surpris de voir Craig Anderson.

Il revenait d’une blessure et s’il était vraiment à 100 %, c’était correct de le faire jouer. Par contre, on a vu qu’il n’était pas à son top niveau. Il a accordé un très mauvais but à Brendan Gallagher et c’est souvent ce qui se produit lorsqu’un gardien revient d’une blessure.

Même si la blessure est guérie, c’est souvent l’aspect mental qui devient fragile. Je crois que Boucher aurait dû utiliser Mike Condon, dimanche.

Condon va bien et son retour à Montréal aurait pu servir d’étincelle aux Sénateurs. On a aussi vu que Carey Price pouvait gagner deux matchs en deux soirs.

– Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Effet à long terme

(JT) | Craig Anderson a toujours très bien fait contre le Canadien, mais avec les deux défaites importantes qu’il a subies en 24 heures, je crois qu’il a perdu son facteur d’intimidation et ça pourrait jouer contre les Sénateurs si jamais les deux équipes devaient s’affronter en séries. Je me demande même si ça n’aura pas un effet généralisé sur Anderson, d’ici à la fin de la saison. Il a tout de même vécu beaucoup de choses, cette saison. Des décisions comme celle de Guy Boucher ont parfois un effet à long terme.

Boudreau panique

(JT) | Parlant de décisions qui ont des effets à long terme, je ne peux m’empêcher de penser à celle du 12 mars à Chicago de mon ancien entraîneur, Bruce Boudreau. Boudreau avait retiré son gardien étoile, Devan Dubnyk, après seulement 4 minutes et 38 secondes de jeu. Dubnyk avait alloué deux buts sur deux tirs. Résultat? Le Wild a perdu ses cinq derniers matchs. Dubnyk a joué tout le match à Winnipeg, dimanche, mais après avoir tiré de l’arrière 2 à 0, 3 à 0, 4 à 0, il devait se demander à quel moment il serait retiré du match. Le Wild a comblé l’écart avant de perdre 5 à 4, mais c’est certain que Boudreau est entré dans la tête de son gardien. Dubnyk n’est plus le même gardien. Après le match, Boudreau n’a répondu qu’à une seule question craignant dire des conneries. Boudreau a réussi des choses extraordinaires, mais lorsque ça va mal, il a tendance à paniquer et à l’approche des séries, ce n’est pas le bon moment.

Mauvaise réponse de Beaulieu

(JT) | Je n’ai vraiment pas aimé la réponse de Nathan Beaulieu lorsqu’il a expliqué ses états d’âme après avoir été laissé de côté contre les Blackhawks de Chicago. Qu’il soit fâché par la situation est bien correct, mais de dire qu’il n’ait rien appris et qu’il n’a pas regardé le match du haut de la passerelle était de trop. C’est un peu comme s’il se foutait de l’équipe.