/news/politics
Navigation

L’Assemblée nationale rend hommage à Régys Caron et Michel Hébert

L'Assemblée nationale rend hommage à Régys Caron et Michel Hébert.
Photo Simon Clark L'Assemblée nationale rend hommage à Régys Caron et Michel Hébert.

Coup d'oeil sur cet article

Les chefs de tous les partis ont rendu hommage mercredi à deux importants artisans du Journal, Michel Hébert et Régys Caron, pour leur départ à la retraite.

Au Salon bleu, ils ont pris la parole à tour de rôle avant l’adoption d’une motion saluant la carrière du chef de bureau parlementaire à Québec, Michel Hébert, et du correspondant parlementaire, Régys Caron. Tous deux ont œuvré en journalisme pendant plus de 30 ans.

L'Éditeur et rédacteur en chef du Journal de Québec, Sébastien Ménard, et le rédacteur en chef du Journal de Montréal et vice-président information des journaux du Groupe Média de Québecor, Dany Doucet, accompagnent les nouveaux retraités Michel Hébert et Régys Caron.
Photo Simon Clark
L'Éditeur et rédacteur en chef du Journal de Québec, Sébastien Ménard, et le rédacteur en chef du Journal de Montréal et vice-président information des journaux du Groupe Média de Québecor, Dany Doucet, accompagnent les nouveaux retraités Michel Hébert et Régys Caron.

Le premier ministre, Philippe Couillard, a d’abord souligné le style «inimitable, caustique et sarcastique» du chroniqueur Michel Hébert. «Dans une société, c’est important d’entendre tous les points de vue, de tous les angles du spectre politique, a-t-il rappelé. Et on sait très bien que Michel a toujours pris le parti du citoyen, souvent à l’encontre des machines gouvernementales.»

Jean-François Lisée a aussi souligné la plume de Michel Hébert. «On n’était pas toujours d’accord, mais on ne pouvait jamais dire que c’était mal écrit», a lancé le chef péquiste. «Si une image vaut mille mots, je pense que tes mots valaient des milliers d’images», a-t-il ajouté.

Le chef de la CAQ, lui, a reconnu que le chroniqueur n’épargnait personne. «Tu nous as tous passés au batte, chacun notre tour», a lancé François Legault. Par son style, le chroniqueur avait acquis une «licence poétique», estime-t-il. «Effectivement, il y a des jours qu'on n'était pas contents de te lire, a-t-il poursuivi, mais ça passait toujours mieux à cause d'une certaine poésie.»

Michel Hébert et Régys Caron entourés de quelques-uns des journalistes du Bureau parlementaire du Journal, Jean-Nicolas Blanchet, Charles Lecavalier, Rémi Nadeau (chef du Bureau parlementaire) et Geneviève Lajoie.
Photo Simon Clark
Michel Hébert et Régys Caron entourés de quelques-uns des journalistes du Bureau parlementaire du Journal, Jean-Nicolas Blanchet, Charles Lecavalier, Rémi Nadeau (chef du Bureau parlementaire) et Geneviève Lajoie.

«Grand vulgarisateur»

Pour sa part, les élus se souviendront de Régys Caron pour «son honnêteté et sa gentillesse», a souligné le premier ministre. «Régys Caron est aussi connu pour son intérêt marqué de la protection de la langue française, dont il est un ardent promoteur et qu’il parle et écrit fort bien», a rappelé Philippe Couillard.

Pour Jean-François Lisée, Régys Caron était «le grand vulgarisateur» qui savait expliquer la nouvelle au lecteur.

François Legault a aussi salué la rigueur de Régys Caron, de même que son intérêt marqué pour les dossiers liés à l’éducation. «Évidemment, parfois, nous, on trouve que les journalistes sont un peu fatigants, a dit le chef de la CAQ, mais, comme on dit, ça nous rend meilleurs.»

Après les éloges, Jacques Chagnon, a remis la médaille de l’Assemblée nationale aux deux nouveaux retraités. Celle-ci est remise à «des personnalités québécoises, canadiennes ou étrangères méritant la reconnaissance des députés de l'Assemblée et de la population du Québec».

Michel Hebert et Régys Caron reçoivent la médaille de l'Assemblée nationale des mains du président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon.
Photo Simon Clark
Michel Hebert et Régys Caron reçoivent la médaille de l'Assemblée nationale des mains du président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon.