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Def Leppard au Centre Bell: l'hystérie opère

Def Leppard offre un spectacle haut en couleur et en décibels

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Le groupe britannique Def Leppard a déclenché l’«hystérie» au Centre Bell pour une cinquième fois depuis 2003, alors qu’il y a fait retentir son glam métal hier pour souligner le 30e anniversaire de l’album culte Hysteria devant plus de 10 000 personnes.

Le quintette qui évolue dans le paysage musical depuis quarante ans a offert un spectacle haut en couleur, pour reprendre une formule éculée, mais qui ne pourrait mieux convenir à ce second arrêt de la tournée nord-américaine, amorcée samedi. Des projections multicolores volaient en éclats sur l’écran de fond, la scène était baignée de jets lumineux tout aussi tape-à-l’œil que les pectoraux du guitariste Phil Collen.

Non seulement a-t-on dégainé des classiques de High’n’Dry et de Pyromania, mais aussi trois chansons tirées de l’album éponyme paru en 2015 – Let’s Go, Dangerous et Man Enough –, qui ne détonnaient pas tellement le son du groupe y est inchangé.

Artillerie lourde

Reste qu’on n’allait sortir l’artillerie lourde que dans le dernier droit du spectacle, au grand plaisir des vrais fans.

Au parterre et dans les gradins, impossible de réfréner ses ardeurs dès les premières mesures de Animal, ni de ne pas chanter à l’unisson la ballade emblématique Love Bites, qu’Elliott arrive toujours à porter dans les aiguës. Clameurs en cascades et ovation.

Sans contredit, la formation doit principalement sa longévité à Hysteria, dont sept titres avaient été classés dans les palmarès. Un carcan qui la garde figée dans le temps, certes, mais qui continue pourtant d’assurer son succès sur les scènes du monde.

L’effet Bret Michaels

Un peu plus tôt dans la soirée, si on a fait peu de cas des 30 ans de Tesla, l’autre formation populaire dans les années 1980, Poison, dont le nom se détachait en grosses lettres vertes sur la toile de fond, a en revanche produit un effet monstre.

Depuis 2012, c’était la seconde fois que la bande menée par un Bret Michaels en feu, serrant les mains au passage et pour qui le bandana est toujours au goût du jour ouvrait pour Def Leppard dans l’amphithéâtre. Michaels a rendu hommage aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale, avant que Something to Believe In ne débouche sur un moment illuminé de téléphones cellulaires. Après un solo de guitare endiablé de CC DeVille, les classiques Unskinny Bop, Every Rose Has Its Thorn et Talk Dirty To Me, la table ne pouvait être mieux mise.