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La communauté asiatique de Montréal investit à Val-Bélair

Projet de 60 M$ pour une résidence de personnes âgées

Le nouveau Château Bellevue sera érigé derrière le Carrefour de la Bravoure à Val-Bélair. L’annonce officielle devrait avoir lieu aujourd’hui.
Photo Annie T. Roussel Le nouveau Château Bellevue sera érigé derrière le Carrefour de la Bravoure à Val-Bélair. L’annonce officielle devrait avoir lieu aujourd’hui.

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Deux promoteurs beaucerons et plusieurs investisseurs de la communauté d’affaires asiatique de Montréal débarquent à Val-Bélair pour y ériger une résidence pour personnes âgées sous la bannière de Château Bellevue.

L’achat du terrain s’est officialisé le 20 mars pour une superficie équivalant à trois terrains de football située au Carrefour de la Bravoure, à Val-Bélair. Le lot s’est vendu au coût de 3,2 M$. Il s’agit d’un projet de 60 M$ pour une résidence de 300 logements.

C’est une entreprise créée cinq jours avant l’achat, Val Bélair Commandité Inc., qui a signé l’achat sur les documents notariés obtenus par notre Bureau d’enquête. Les administrateurs de cette compagnie sont Steve Di Fruscia, Qu Hong et Frédéric Lepage.

Ce dernier est le cofondateur des résidences pour personnes âgées Château Bellevue, un réseau qui comptera déjà cinq établissements au Québec.

M. Lepage ne figure pas parmi ceux qui commanditent la société ayant acheté le terrain. Il est plutôt parmi ceux qui bénéficient des commandites.

Les commanditaires sont regroupés dans une structure financière complexe composée de trois entreprises, dont deux compagnies à numéro.

Les actionnaires de ces entités sont Qu Hong, Qu Yan, Qu Ying Hua, Boquan Zhang, Shunbo Gu et Steve Di Fruscia.

Via une autre compagnie à numéro, tous ces gens d’affaires sont aussi derrière le projet de Château Bellevue à Pont-Rouge, près de Québec.

De l’aide pour grossir

Frédéric Lepage admet que la structure financière n’est pas simple, mais explique qu’elle découle d’un nouveau modèle d’affaires qui lui permet de développer la bannière Château Bellevue au Québec.

«Ça s’en venait beaucoup trop gros pour deux seuls hommes (lui et son associé Grégoire Turcotte)», explique-t-il. C’est pourquoi «on fait appel à des investisseurs qui possèdent avec nous les propriétés», ajoute-t-il.

«On est comme des sous-traitants pour des investisseurs privés», poursuit-il. Il a tenu à souligner que c’est lui et son partenaire, M. Turcotte, qui demeurent responsables de la construction et de l’exploitation des résidences.