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Réduire les déchets alimentaires de 90%

Solucycle s’attaque aux rebuts organiques

Steve Linteau, président, et Mathieu Linteau, vice-président, de Solucycle. Les systèmes conçus par l’entreprise permettent de réduire de 90% la quantité de sacs à poubelles générés par ses clients.
Photo Stevens LeBlanc Steve Linteau, président, et Mathieu Linteau, vice-président, de Solucycle. Les systèmes conçus par l’entreprise permettent de réduire de 90% la quantité de sacs à poubelles générés par ses clients.

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Que ce soit par choix ou par obligation, de plus en plus d’entreprises optent pour la récupération de résidus alimentaires. Pour Solucycle, de Québec, qui développe et vend des systèmes destinés à ce marché, les occasions d’affaires sont en croissance.

L’entreprise, qui compte parmi ses clients le Groupe Normandin, le Groupe Restos Plaisirs et le Centre des congrès de Lévis, pour ne nommer que ceux-là, se dit prête à embrayer en grande vitesse.

Politique québécoise

La politique québécoise en gestion des matières résiduelles prévoit l’élimination des matières organiques des sites d’enfouissement au plus tard en 2022. Pour s’y préparer, plusieurs entreprises ont déjà pris les grands moyens en triant les déchets à la source. «C’est pour cette raison qu’on doit valoriser cette matière-là, car le méthane qui se dégage de la décomposition des matières organiques est 21 fois plus nocif que le CO2», a expliqué Mathieu Linteau, le vice-président.

Outre le marché institutionnel et commercial, Solucycle vise aussi le marché immobilier. Le concept est relativement simple. Dans le cas des restaurants, par exemple, des bornes à déchets «intelligentes» sont installées dans les cuisines. Les matières sont déchiquetées par un broyeur et envoyées dans un réservoir qui émet un signal lorsqu’il doit être vidé.

Pour l’instant, la matière est transportée dans un site de compostage en attendant la construction de la première usine de biométhanisation à Québec.

Augmenter le chiffre d’affaires

«Les dernières années ont beaucoup été axées sur la recherche et le développement. Nous avons acquis de la crédibilité avec des projets qui nous ont donné de la visibilité. Cette année, on pense être en mesure d’augmenter notre chiffre d’affaires de 200 % à 250 %», a ajouté Steve Linteau, le président.

Les systèmes de récupération des déchets organiques ont été élaborés par Solucycle elle-même et sont en instance de brevet.

L’entreprise vise le marché américain dès l’an prochain, plus particulièrement la Ville de New York, qui possède depuis 2014 une usine de biométhanisation à Brooklyn.

Les systèmes de Solucycle permettent de réduire de 90 % la quantité de sacs à poubelles générée par ses clients et, par conséquent, de diminuer de plus de 8000 $ par année la facture liée à la collecte des déchets, selon les estimations de la compagnie.