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Le PDG de TC Transcontinental était-il au courant de l'existence d'une aide financière prochaine?

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Le grand patron de TC Transcontinental savait-il que Québec s’apprêtait à offrir des dizaines de millions $ aux journaux locaux lorsqu’il a pris la décision de mettre en vente l’ensemble de ses publications? François Olivier a évité de répondre à la question, mardi.

En entrevue au Journal, M. Olivier a affirmé que la décision du gouvernement Couillard d’investir 35 M$ au cours des prochaines années dans l’industrie de la presse locale n’avait pas eu d’impact «significatif» sur le projet de vente, sur lequel travaille l’entreprise «depuis des mois».

En mars, il avait néanmoins affirmé qu’il croyait «avoir été entendu» par Québec à la suite de représentations pour lesquelles il s’était inscrit au Registre des lobbyistes. «On pense qu’il va y avoir des développements dans le prochain budget.»

Contrairement à d’autres entreprises ayant demandé l’intervention de Québec et Ottawa, qui ont jugé la mesure «insuffisante», TC estime qu’il s’agit d’un «bon point de départ», explique son président.

«C’est une aide importante, mais ce n’est pas assez matériel pour avoir eu un impact dans notre réflexion de vendre. Toute notre réflexion a commencé un peu avant tout ça. L’aide de Québec, c’est un élément, mais ce n’est pas décisif dans notre décision.»

Pas d’ingérence

Il a aussi affirmé qu’il n’existe «aucun» lien entre le retrait d’une caricature controversée du Courrier du Sud, montrant le premier ministre Couillard lapidant l’ex-députée libérale Fatima Houda-Pepin, et l’aide demandée.

Mme Houda-Pepin, qui est également chroniqueuse au Journal, avait estimé que M. Couillard avait «intimidé» la direction de TC, qui cherche, comme d’autres acteurs du monde des médias, à faire modifier le projet de loi 122. Celui-ci priverait les hebdomadaires d’importantes sources de revenus en abolissant l’obligation pour les municipalités de publier leurs avis publics dans les journaux.

«Ce sont des événements complètement séparés, ç’a été couvert de long en large. Je n’ai rien à ajouter là-dessus», a conclu M. Olivier en entrevue.