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Pertes d’emplois à venir

L’entreprise met 93 de ses journaux à vendre et décentralisera ses activités

Transcontinental a annoncé hier qu'elle mettait en vente la totalité de ses publications locales et régionales. Sur la photo, le centre de services administratifs de TC, à Montréal.
Photo ben pelosse Transcontinental a annoncé hier qu'elle mettait en vente la totalité de ses publications locales et régionales. Sur la photo, le centre de services administratifs de TC, à Montréal.

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La mise en vente des 93 journaux de TC Transcontinental au Québec et en Ontario pourrait mener à la perte de dizaines, voire de centaines d’emplois au cours de la prochaine année, a confirmé au Journal le président et chef de la direction de l’entreprise, François Olivier.

TC a annoncé mardi matin qu'elle mettait en vente la totalité de ses publications locales et régionales, soit 92 journaux hebdomadaires et le quotidien gratuit Métro, comme le révélait Le Journal samedi. Le Publisac et les publications destinées au milieu des affaires, de la finance et de la construction sont exclus de la vente, tout comme les activités d'édition d'ouvrages pédagogiques.

Se retirer du marché

D'ici un an, TC, le plus important propriétaire d'hebdomadaires au Québec, se sera donc en grande partie retiré de ce marché, a confirmé M. Olivier.

Plusieurs de ses employés devront eux aussi faire leurs adieux au groupe, car des dizaines d’emplois seront éliminés, autant dans les publications elles-mêmes qu’au sein des services partagés de l’entreprise.

Il dit ne pas s’attendre à ce que les acheteurs potentiels fassent «beaucoup» de rationalisation au sein des publications, mais admet qu’il est improbable qu’il n’y en ait pas. Au cours des dernières années, plusieurs publications vendues par TC ont été fermées par leurs nouveaux acheteurs, qui possédaient bien souvent une publication compétitrice.

Quant à TC Media, la structure restante s’annonce «beaucoup plus décentralisée» à l’avenir, éliminant la nécessité de services communs à Montréal.

«On n’aura plus les mêmes besoins [en termes de personnel] une fois les ventes complétées. On va organiser [TC] selon les actifs qui vont nous rester. C’est sûr, sûr qu’il y aura des changements. [...] La presse locale doit être plus agile et avoir moins de services communs.»

Pas Taillefer

Dans les rédactions de TC à travers le Québec, un nom se trouvait sur bien des lèvres, mardi matin, alors qu’on accusait le coup: celui d’Alexandre Taillefer, propriétaire de la publication culturelle Voir et, depuis peu, du magazine l’Actualité.

Celui-ci a toutefois confirmé n’avoir «pas d’intérêt pour les actifs» de Transcontinental.

«Ce n’est pas dans notre stratégie d’être dans le quotidien ou l’hebdomadaire», a ajouté l’associé principal d’XPND Capital, un fonds investissant dans les entreprises des secteurs des technologies, du divertissement, des médias et du transport.

Plusieurs petits groupes régionaux sont intéressés par les publications TC, mais il est improbable qu’un seul acheteur achète l’ensemble, selon M. Olivier. TC demeurera l'éditrice des journaux qui seraient invendus, mais on ignore ce qui pourrait advenir d’eux à long terme.