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Le projet de SRB doit être «mis sur la glace», selon la CAQ

Eric Caire
Simon Clark/Agence QMI Éric Caire

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Malgré les dizaines de millions de dollars déjà dépensés, le député caquiste Éric Caire réclame que le projet de service rapide par bus (SRB) soit mis sur la glace au profit d'un éventuel troisième lien entre Québec et Lévis.

Sans surprise, la CAQ accueille très favorablement la décision prise par la Ville de Lévis, de se retirer du projet de SRB.

«Je pense que c’était quelque chose de prévisible. Le maire Lehouillier soufflait depuis un bon bout de temps le chaud et le froid», a réagi le député caquiste de La Peltrie.

Selon lui, le maire de Lévis n’a fait que réaliser qu’il devenait impossible de concilier à la fois SRB et troisième lien, le premier projet étant plus impopulaire que jamais alors que le deuxième bénéficie toujours d’une forte acceptabilité sociale.

«La population de Lévis, comme la population de Québec, se range massivement derrière le projet de troisième lien», a rappelé M. Caire. C'est d'ailleurs ce que confirme un sondage Léger-Le Journal publié dans nos pages mercredi.

Sur la glace

Pour le député caquiste, le projet de SRB est, depuis le début, «flou», «tout croche» et «inconsistant». Regrettant les 70 M$ qui sont déjà engagés malgré tout dans le SRB, Éric Caire réclame que la priorité soit dorénavant le projet de troisième lien entre les deux rives.

«Le maire Labeaume et François Blais sont de plus en plus isolés et j’espère que ce n’est qu’une question de temps avant qu’on mette ce projet-là sur la glace», a déclaré M. Caire, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Son collègue de Lévis, le député caquiste François Paradis, se fait moins drastique quant à la suite des choses pour le SRB. Dans sa formule originale, le projet de SRB, «on oublie ça», dit M. Paradis. Mais rien n’empêche les deux villes de continuer à rechercher une solution pour favoriser le transport collectif.

Avant de reparler du projet de SRB ou d’envisager un référendum sur son acceptabilité auprès de la population, «il va falloir qu’on retourne sur la table à dessin», croit M. Paradis.

 *** Erratum ***

Une erreur s’est malencontreusement glissée en page 9 de l’édition papier du Journal de Québec de mercredi. Dans un graphique accompagnant le texte intitulé «Lévis débarque du projet de SRB», une citation du Conseil régional de l’environnement (CRE - Capitale-Nationale) a été attribuée par erreur à la Coalition avenir Québec. Nos excuses.

– La Rédaction

Voici la citation telle qu’elle aurait dû apparaître :

«C’est un mal pour un bien. Un SRB est un équipement surdimensionné pour Lévis [...] Peut-être que ça va nous permettre d’arriver avec un projet plus intelligent pour Québec avec une station d’interconnexion à la tête des ponts.»

– Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE - Capitale-Nationale)