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Québec veut des initiations exemplaires sur les campus

Le gouvernement souhaite imposer des balises claires

Helene David
Photo Simon Clark Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur

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Québec documentera les situations à risque et les meilleures pratiques lors des initiations sur les campus universitaires afin d’imposer des balises claires pour encadrer ces activités qui mènent parfois à des dérapages.

Pour y arriver, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur vient d’octroyer un contrat aux responsables de la campagne Sans oui, c’est non!, qui vise à prévenir la violence sexuelle sur les campus.

Leur mandat consiste à faire une recension de la littérature scientifique sur le sujet, à réaliser une cueillette d’informations auprès des associations étudiantes et des établissements universitaires québécois et à produire des recommandations, explique Mélanie Rembert, directrice de la campagne.

Au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, on explique que l’objectif est d’en arriver à des balises claires pour mieux encadrer les initiations et autres activités d’accueil lors de la rentrée 2017.

Projet de loi-cadre

L’automne dernier, la ministre David s’était montrée très préoccupée par des incidents à caractère sexuel survenus lors d’initiations dans des universités québécoises, promettant alors d’agir.

La ministre planche par ailleurs sur un projet de loi-cadre pour contrer la violence sexuelle sur les campus, à la suite de journées de réflexion qui se sont déroulées cet hiver. Les balises encadrant les initiations pourraient toutefois être rendues publiques avant le dépôt du projet de loi, précise-t-on au cabinet.

Lors de ces journées de réflexion, des solutions ont été proposées, comme la présence de personnes agissant à titre de «vigile» lors de chacune des activités d’initiations, précise l’attaché de presse, Thierry Bélair.

Formation pour les étudiants

De son côté, l’Université Laval veut former les quelque 500 étudiants qui organiseront les initiations lors de la rentrée concernant les enjeux entourant les violences à caractère sexuel et la culture du viol.

L’an dernier, une centaine d’étudiants membres des comités d’intégration avaient reçu cette formation.