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Ex-entraîneuse acquittée d’agression sexuelle

Les gestes qui lui étaient reprochés remontent à 1985

Lucie Verret, acquittée
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Lucie Verret, acquittée

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Une ancienne entraîneuse de patin artistique qui était accusée d'avoir agressé sexuellement un jeune patineur de 14 ans en 1985 a été blanchie hier par le tribunal.

En décembre dernier, Lucie Verret, 55 ans, avait subi son procès en niant les accusations portées contre elle par l’ancien élève.

De son témoignage, la juge Réna Émond a retenu qu’elle était «claire» et qu’elle n’avait pas été affectée «par les contradictions». «Elle décrit avec précision certains événements qui sont corroborés par d’autres témoins», a souligné la présidente du tribunal en ajoutant que les «détails donnés supportaient sa dénégation».

Plaignant «crédible»

Par la suite, la juge a parlé du témoignage du plaignant, qui lui a aussi «semblé crédible».

Toutefois, sa version a été entachée, entre autres, par le fait qu’il avait avancé «peu d’éléments contextuels».

«Il suppose, ne sait pas, suggère», a dit la présidente du tribunal.

À la fin, la juge Émond a mentionné «qu’une déclaration de culpabilité ne devait pas reposer sur la sympathie ou un préjugé, mais se fonder sur la raison et le bon sens».

Doute raisonnable

«Conclure à l’existence d’un doute raisonnable ne signifie pas pour autant que les événements reprochés ne se sont pas produits. C’est plutôt conclure que l’ensemble de la preuve présentée au procès enjoint [au] tribunal d’accorder à l’accusée le bénéfice du doute raisonnable», a-t-elle précisé en terminant.

Au sortir de la salle, Me Susan Corriveau, qui a défendu Lucie Verret, a fait savoir que sa cliente était excessivement soulagée à la suite de cette décision qui met fin au «calvaire [qu'elle a] vécu depuis cinq ans», soit depuis le dépôt des accusations.