/news/education
Navigation

Le modèle allemand inspire le cégep Limoilou

L’établissement formera des étudiants de génie industriel en milieu de travail

Coup d'oeil sur cet article

Le modèle allemand inspire le cégep Limoilou. Cet automne, les nouveaux étudiants en génie industriel recevront jusqu’à 30 % de leur formation en entreprise dans le cadre d’un projet-pilote, une première dans la région de Québec.

Le cégep vient de recevoir une subvention de 120 000 $ afin de mettre sur pied dès l’automne prochain ce projet qui modifiera considérablement la formation donnée en technique de génie industriel, un programme méconnu par plusieurs.

«C’est une super belle opportunité pour amener du concret dans la formation, en la rendant plus proche de la réalité», explique Rémy Bédard, le coordonnateur du programme.

La formation technique en milieu de travail demeurera sous la responsabilité des professeurs du cégep Limoilou. Le rôle des entreprises sera d’accueillir et d’accompagner ces étudiants. Près d’une dizaine ont jusqu’à présent manifesté leur intérêt comme Métal Bernard, une entreprise de Saint-Lambert-de-Lauzon.

Modèle dual allemand

Son président-directeur général, Louis Veilleux, croit beaucoup au modèle dual développé en Allemagne, où il s’est rendu à plusieurs reprises. Depuis une vingtaine d’années, les étudiants allemands en formation professionnelle et technique suivent leur formation directement en milieu de travail.

«Le système d’éducation est "live", explique-t-il. L’entreprise est connectée sur l’école et il y a du partage et de l’entraide», affirme M. Veilleux, tout en précisant que ce modèle doit être adapté pour coller à la réalité québécoise.

De son côté, le cégep Limoilou espère attirer et retenir davantage d’étudiants avec cette formule unique, qui s’ajoute aux stages en entreprise déjà offerts. Présentement, l’établissement compte environ une douzaine de nouveaux étudiants en génie industriel chaque année, alors que les perspectives d’emploi dans ce domaine sont excellentes.

Quatre autres projets-pilotes

Le modèle allemand intéresse particulièrement le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qui financera l’an prochain quatre autres projets-pilotes dans autant de cégeps à travers la province.

Le cégep de Thetford Mines fait par ailleurs figure de pionnier à ce chapitre avec son programme en technique de plasturgie, offert depuis 2015, où jusqu’à 60 % de la formation se déroule en entreprise.

Des projets-pilotes semblables ont aussi vu le jour dernièrement en formation professionnelle, notamment en Beauce.