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SNC-Lavalin s’offre une multinationale britannique pour 3,6 milliards $

Bloc SNC-Lavalin
Photo d'archives

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SNC-Lavalin achète la firme de génie britannique WS Atkins pour 3,6 G$ grâce à un financement de 1,9 G$ de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) sous forme de prêt et de capital-actions. Le fleuron d’ici espère ainsi désormais générer des revenus annuels de 12,1G$.

«La synergie entre les deux entreprises allait de se soi», a précisé en conférence de presse le président et chef de la direction et membre du conseil d'administration de SNC-Lavalin Neil Bruce qui y voit aussi une façon d’équilibrer davantage le portefeuille d’affaires de l’entreprise.

Pour la Caisse de dépôt du placement du Québec (CDPQ), l’apport du financement permettra de transformer SNC-Lavalin et d’en faire l'une des sociétés de génie-conseil les plus importantes au monde.

Plus des trois quarts de l’investissement de la Caisse se feront sous la forme d’un prêt adossé à un actif de très grande qualité, l’autoroute 407, auquel s’ajoutera un financement en capital-actions de 400 millions de dollars.

«Tout en offrant une flexibilité financière continue à SNC-Lavalin, la Caisse vise un financement qui protège son capital et lui permet de générer des rendements liés à la performance future de la société, encore mieux positionnée grâce à l’acquisition », s’est réjouit Michael Sabia, PDG de la Caisse.

De 35 000 à 53 000 employés

SNC-Lavalin comptera désormais 53 000 employés sur la planète (présentement elle en compte 35 000), ce qui fera d’elle l’une des plus importantes sur l’échiquier mondial. La multinationale québécoise rêve déjà de conquérir l’Europe, une région où elle peine à avoir plus de 5,3% du marché.

SNC-Lavalin pense pouvoir réduire les risques liés à ses activités en misant sur de solides projets ancrés au cœur des communautés, et ce, grâce à des contrats stables et profitables.

En avalant la firme britannique, SNC-Lavalin espère gagner 120 M$ dès le premier exercice financier grâce à la synergie des coûts. L’entreprise y voit aussi une occasion en or de conserver les meilleurs talents au sein de la société à l’ère où la quête d’employés qualifiés occupe toujours le haut du pavé.

Industrie nucléaire

Le PDG de SNC-Lavalin a expliqué en conférence de presse que l’acquisition de WS Atkins permettra à la multinationale québécoise de tirer profits de la manne liée à l’industrie nucléaire. L’entretien et la mise hors service de ces appareils sont des secteurs particulièrement lucratifs, estime la société.

ACQUISITION MAJEURE

  • Achat de la totalité du capital-action en contrepartie de 3,6 milliards $ en espèces

La Caisse injecte 1,9 milliard $:

  • 400 millions $
  • Prêt de 1,5 milliard $ garanti par les flux de trésorerie de la participation de SNC-Lavalin dans l'autoroute 407 à Toronto.
  • SNC-Lavalin crée une société de génie-conseil avec un chiffre d’affaires annuel de 12,1 milliards $ et 53 000 employés

Qui est WS Atkins?

SNC-Lavalin s’est intéressée à la firme WS Atkins parce que ses 18 000 employés sont présents dans de nombreuses régions clés dans le monde. Plus de 9 590 y travaillent en Europe et au Royaume-Uni. 2 750 en Amérique du Nord. Les régions du Moyen Orient (2 460) et de l’Asie (1 350) sont offrent un fort potentiel de croissance, estime SNC-Lavalin.

Plus de 1800 personnes oeuvrent au sein dans le secteur de l’énergie, WS Atkins dit être présente en sécurité énergétique et vouloir s'illustrer dans le domaine du développement durable.

  • Fondée en 1938
  • Siège social au Royaume-Uni
  • Firme de services-conseil spécialisée en conception, en ingénierie et en gestion de projet
  • Ses produits s’élèvent à 3,45 G$
  • 11e au monde en design (2016)
  • 4e plus grande firme spécialisé en génie et en architecture en Europe
  • L’une des 10 firmes les plus présentes au Moyen Orient et au États-Unis
  • Plus grande firme au Royaume-Uni
  • Participation à des grands projets à Las Vegas, à Dubai et à Hong Kong
  • Compte parmi ses clients : Airbus, BP, EDF, Rolls Royce et Hitachi et plusieurs gouvernements, soit l’Angleterre, les États-Unis, le Danemark et même en Chine (China Harbourg Engineering)