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SRB : les réactions des animateurs de radio de Québec

SRB : les réactions des animateurs de radio de Québec
Photo courtoisie

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Unis contre le SRB, les radios de Québec auront finalement eu ce qu’elles voulaient alors que le maire Régis Labeaume est sorti devant les médias, jeudi, pour annoncer l’enterrement du projet dans sa forme actuelle. Les réactions ont été instantanées du côté des animateurs radiophoniques de la Vieille-Capitale. Voici quelques citations.

Denis Gravel (CHOI Radio X 98,1)

Denis Gravel
Photo CHOI Radio X
Denis Gravel

«Moi, j’ai entendu l’expression "tricotage" sept fois, le mot "trottinette" trois fois, mais aucune mention du troisième lien! Je trouve que ça est révélateur. Je sens Régis Labeaume très frustré de la tournure des événements. »

«La série de questions que Martin Busutil (journaliste à CHOI Radio X) vient juste de poser, pourquoi je trouve ça important, c’est parce qu’on vient de sauver l’élection de Régis Labeaume en faisant du pelletage par en avant et je vais être obligé de dénoncer ça. On est capable de se virer sur un 10 cents pour proposer quelque chose aux électeurs avant de se rembarquer pour quatre ans. Moi, je trouve qu’on en a déjà beaucoup parlé. Je pense que déjà, on a été capable distinguer certaines choses qui passaient et qui ne passaient pas aux yeux des électeurs de Québec... Et je pense que c’est la responsabilité de la Ville de Québec et de Régis Labeaume de proposer quelque chose de concret avant qu’on retourne voter. Moi, je suis tanné de me faire dire : "Ah! Vous n’aviez qu’à ne pas voter pour moi!" Ça m’énerve, ça n’a pas de maudit bon sens! »

Après avoir reçu Régis Labeaume en entrevue 

«Par trois fois je lui ai demandé s’il prenait du blâme concernant le recul de la faveur populaire sur le SRB et il a dit que non. Il ne veut pas blâmer Lévis non plus. Il ne veut pas blâmer les médias non plus, mais qu’est-ce qui s’est passé? Ça a l’air qu’on ne le sait pas... Est-ce qu’il a déjà eu cet appui-là pour le SRB. C’est peut-être la sous-question qui est importante.»

«Il n’a pas voulu aller plus loin. Je lui ai ouvert trois portes concernant le fait qu’il y a deux semaines, même une semaine, Québec avait l’air prête la journée où Lévis s’en allait. Ce n’est pas ça que ça fait une ville prête! J’ai un peu de misère là...»

«On n'a pas fini d’en parler, c’est sûr. Moi, je ne veux pas qu’on évacue ce point-là de la campagne électorale. Ça semble être l’objectif de Régis Labeaume. Moi, c’est ce que je comprends.»

Gilles Parent (FM 93)

Gilles Parent
Photo Courtoisie
Gilles Parent

«On comprend que c’est encore le projet, mais... c’est une des conférences de presse les plus curieuses que j’ai entendues de ma carrière. La seule affaire que j’ai retenue, c’est qu’on va tricoter parce qu’il l’a dit à peu près 25 fois. Je vais aller m’acheter des balles de laine ce soir.»

«J’ai aimé certains éléments de son discours, mais je me pose beaucoup beaucoup de questions.»

«Je ne peux pas le blâmer là-dessus, sur le fait qu’il écoute les gens et que le public puisse se prononcer. Ça c’est le premier point. Par contre, il y a deux-trois questions juste là-dessus : Pourquoi on fait ça le 20 avril 2017 alors qu’il y a déjà de l’argent d’engranger?»

«Je pense aussi que le grand public trouve que pour faire rouler des autobus plus longs et plus différents, 1.5 milliard c’est de l’argent en tabarouette.»

«Ce qui m’a étonné, mais beaucoup étonné, c’est qu’il dit : "on va prendre les meilleures idées et on va y aller avec ça."[...] Moi je m’attends, quand il y a une consultation, à me prononcer sur des choses qui ont été préparées, pensées, colligées, travaillées, analysées par des gens dont c’est le travail! On ne peut pas demander à tout le monde d’arriver avec des idées. Il va en avoir 7000. À moins que ce soit pour faire semblant qu’on va les entendre...»

«Il y a une chose qui n’a pas été dite aujourd’hui, qui est fondamental : on a un problème de circulation présentement. Qu’est-ce qu’on a dans les cartons pour améliorer ça rapidement?»

«Ça (les consultations publiques) démontre, que la vision des fonctionnaires de la Ville fait défaut. Ils n’ont pas été capables de faire des brainstorms pour arriver avec des solutions rapides et là on dit au public : trouvez-nous en!»

Jérôme Landry (Énergie 98,9)

Jérôme Landry
Photo d'archives, Didier Debusschère
Jérôme Landry

«On sent qu’il essaie de mettre ça un peu sur le dos de la Ville de Lévis parce que le retrait de Lévis, évidemment, fait qu’il n’y aurait pas de SRB qui passerait sur le pont pour venir ici sur la Rive-Sud et libérer un peu de trafic sur les ponts...»

«Je pense, personnellement, que c’était la chose à faire pour le maire Labeaume. Surtout, parce qu’il n’y avait pas d’urgence de réaliser ce projet-là. On a un système de transport en commun à Québec qui fonctionne bien. Je pense que c’était la bonne décision de retourner concerner les gens.»

«Je pense que ça allait beaucoup trop vite ce projet-là. Peut-être que si on avait pris le temps d’expliquer ça comme du monde aux gens, d’essayer de les convaincre, d’avoir un pitch de vente...»

«C’est un débat qui n’est pas fini. Je crois que là, on s’enligne sur une track que là, on va pouvoir avoir un vrai débat. Bravo à la population de Québec d’avoir fait sentir aux politiciens que ça ne passait pas, qu’il n’en était pas question qu’on soit complaisant envers leur décision et qu’on se ferait pas passer n’importe quoi. Je suis fier des gens de Québec dans ce temps-là.»

Stéphane Gendron (Énergie 98,9)

L'animateur Stéphane Gendron.
Photo Philippe-Olivier Contant
L'animateur Stéphane Gendron.

«Le fait qu’on retourne en consultation, c’est un repli stratégique. En fin de mandat, ce n’est jamais le temps d’aller au batte pour défendre des projets. En fin de mandat, c’est le pire des moments, peu importe le projet.»

«Consulter la population, ce n’est pas dire comme la population. Un politicien qui se respecte et qui a des couilles, va vous consulter, mais après ça, il dispose! C’est lui qui gouverne, pas le peuple.»

Jeff Fillion (CHOI Radio X 98,1)

L'animateur Jeff Fillion.
Photo Stevens LeBlanc
L'animateur Jeff Fillion.

«Sincèrement, ce n’est pas très professionnel. Ce n’est pas digne d’un maire d’une ville qui a la prétention d’être une grande ville au Québec. Ça faisait très village... Je respecte le côté «fighter» et le côté très politicien de Régis Labeaume. Pour se pogner contre lui, il faut avoir du courage si jamais quelqu’un décide d’y aller finalement à l’automne. Je pense qu’il faut être courageux parce que c’est un gars qui, justement, la game politique, il la connaît. La faiblesse de Régis Labeaume, on vient de la voir là. Beaucoup d’improvisation, du n’importe quoi, planter indirectement un et l’autre : Laurent Lessard, la Ville de Lévis... [...] C’est tout croche! C’est probablement pourquoi la Ville a besoin de taxer autant. Je pense que c’est géré un peu bric-à-brac.»

«On aurait dû faire toute l’inverse de ce qu’il a fait. Là, de ce qu’on comprend, c’est : "si vous avez des idées, venez nous voir, mais c’est sûr qu’on va rire de vous autres." Donc, si t’arrives avec un métro, on rit de toi. Si t’arrives avec des autoroutes plus larges, on va te dire qu’on va faire semblant qu’on en fait déjà. Si t’arrives avec une idée de tramway, "j’ai dit que j’en voulais pas". Là, il a tout fait l’inverse! Probablement, ce qu’il veut, c’est qu’il veut racheter son élection et le 9 novembre, le lendemain, il va nous annoncer qu’un phénix vient de se réveiller et que le SRB vient de renaître de ses cendres... C’était clair qu’il profitait de ce qu’il venait d’arriver dans la dernière semaine pour essayer de se racheter.»

«Il aurait fallu qu’il garde ça très simple et dise ce que je viens de dire : « le SRB, c’est bel et bien terminé. On a le RTC, on va améliorer le RTC actuellement il y a des affaires qui vont plus ou moins bien. On a compris le message des gens de Québec. Ils veulent un troisième lien. On veut un périphérique à l’entour de la région pour décongestionner. On va moderniser nos autoroutes qui datent des années 1960. On va s’ajuster au nombre voitures qui a doublé depuis 40 ans. C’est ça qu’on va faire, on a compris le monde!»

«Les gens sont pas caves. Les gens ne voulaient pas de SRB!»