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SRB : «un autre beau gaspillage d’argent», dénonce l’opposition

<b>Anne Guérette</b><br /><i>Chef de l'opposition</i>
Photo Simon Clark Anne Guérette
Chef de l'opposition

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Calculant que les contribuables ont déjà investi au moins 15 millions $ dans le projet avorté de SRB, Anne Guérette a dénoncé jeudi «un autre beau gaspillage d’argent signé Régis Labeaume».

Pour arriver à ce total, la chef de l’opposition a additionné les 2 M$ du plan de mobilité durable, les 6 M$ de l’étude de faisabilité du tramway/SRB ainsi que 6,5 M$, qui correspondent à près de la moitié des 12,5 M$ du bureau de projet lancé il y a un an. «On est conservateurs. On ne tient pas compte de tous les employés qui travaillent», a-t-elle ajouté.

Le maire Labeaume a dit qu’il ne pouvait préciser les sommes dépensées, car il ne disposait pas de toutes les données.

« On limite les dégâts »

Mme Guérette, qui a déjà demandé au maire de se retirer du SRB, a estimé «qu’on limite les dégâts», même si beaucoup d’argent public a «été jeté dans les poubelles».

Pour leur part, les organismes de promotion du transport en commun croient toujours à un projet structurant pour Québec, mais craignent que les délais se prolongent.

Occasion rêvée

Le Conseil régional de l’environnement (CRE) et Accès Transports viables (ATV) voient la volte-face de l’administration Labeaume comme un pas de côté nécessaire qui donnera une occasion rêvée d’améliorer le projet et de revoir le tracé qui ne faisait pas l’unanimité.

«On espère que tous ces processus ne viendront pas reporter de beaucoup la mise en place de ce projet-là», nuance cependant le directeur général d’ATV, Étienne Grandmont, qui espère que l’objectif de mise en service en 2022 soit maintenu.

«On maintient le cap avec un projet structurant de transport en commun», croit Alexandre Turgeon, du CRE, qui a d’ailleurs été expulsé de la conférence de presse après qu’il eut apostrophé un représentant de la radio qui posait une question.

Les consultations sont donc une bonne chose, selon les deux organismes, mais l’étape consultative ultime sera celle du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le maire Régis Labeaume a confirmé que le projet devait être soumis à cette instance.