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Climat: «excellentes chances» que les États-Unis restent dans l’accord de Paris

Al Gore
Photo AFP Al Gore

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L’ancien vice-président des États-Unis Al Gore a assuré vendredi qu’il y avait «d’excellentes chances» que les États-Unis ne sortent pas de l’accord de Paris sur le climat, malgré les menaces de leur président Donald Trump.

L’ancien vice-président des États-Unis Al Gore a assuré vendredi qu’il y avait «d’excellentes chances» que les États-Unis ne sortent pas de l’accord de Paris sur le climat, malgré les menaces de leur président Donald Trump.

«Je pense qu’il y a d’excellentes chances, nettement supérieures à 50/50, que les États-Unis décident de rester», a affirmé l’ancien dirigeant, prix Nobel de la paix pour ses efforts sur le climat, lors d’une conférence à Washington en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

L’auteur du film «Une vérité qui dérange», qui avait sonné l’alerte il y a dix ans sur les dangers du changement climatique, a laissé entendre que les enjeux économiques pourraient peser sur la décision de l’administration Trump.

«Les emplois dans le secteur de l’énergie solaire sont en train de croître à un rythme dix-sept fois supérieur à celui des créations d’emplois en général», a expliqué M. Gore.

Le président Trump a plusieurs fois critiqué l’accord de Paris de décembre 2015 sur la réduction des gaz à effet de serre et annoncé son intention de relancer l’industrie du charbon aux États-Unis.

Si le patron de l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a clairement appelé à sortir de l’accord, M. Trump réserve encore sa décision et devrait se prononcer d’ici à la fin mai.

Jeudi, la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, avait estimé à 50/50 la possibilité que l’administration Trump mette à exécution cette menace.

«Il y a un vrai débat au sein de l’administration américaine», a-t-elle affirmé à la presse à Washington, après s’être rendue à l’EPA.

«Ils commencent à se rendre compte qu’il y a un vrai potentiel de développement économique dans le renouvelable, dans les transports propres, dans l’efficacité énergétique des bâtiments», a-t-elle souligné.

«Sortir (des accords de Paris), c’est plus spectaculaire. Mais est-ce que c’est la primauté médiatique qui va l’emporter?», s’est-elle interrogée.

La précédente administration américaine s’était engagée à Paris à ce que les États-Unis réduisent leurs émissions de CO2 de 26 à 28% d’ici 2025, par rapport au niveau de 2005.