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La crédibilité d’un cadre de Laval malmenée

La défense s’est aussi attaquée à celle de la victime

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La Couronne a mis en doute la crédibilité d’un cadre de la Ville de Laval accusé d’agression sexuelle vendredi juste après que la défense s’est attaquée à celle de la victime.

«La crédibilité est à la base de cette affaire», a plaidé d’entrée de jeu Me Jean Cordeau, de la défense.

Le criminaliste a tenté vendredi de convaincre le juge Maurice Parent que la Couronne n’avait pas réussi à prouver hors de tout doute la culpabilité de son client, Paul Kuzak.

L’homme de 50 ans est accusé d’agression sexuelle à l’endroit d’une employée de la Ville de Laval.

Celle-ci a raconté plus tôt cette semaine que Kuzak lui aurait caressé la poitrine à plusieurs reprises lors d’un souper de Noël bien arrosé, en 2009.

«J’étais stupéfaite. Vraiment, je ne m’attendais pas à ça», a déclaré la femme qu’on ne peut identifier en vertu d’une ordonnance de la Cour.

L’accusé nie vigoureusement avoir touché aux seins de la dame de 40 ans, prétendant lui avoir seulement demandé s’ils étaient faux.

«À aucun moment, je n’ai touché ses seins, ni sa cuisse, ni ses parties génitales», s’est-il défendu mercredi.

<b>Paul kuzak</b></br>
<i>Accusé</i>
Photo Martin Alarie
Paul kuzak
Accusé

Contradictions ?

Deux autres personnes qui étaient présentes lors du souper de Noël ont aussi témoigné, au palais de justice de Laval.

L’un d’entre eux a affirmé avoir vu Kuzak poser les gestes qui lui sont reprochés, alors que le second a juré n’avoir rien vu de tel.

«Il y a plusieurs divergences sur plusieurs sujets», a souligné l’avocat de la défense vendredi.

«À aucun moment, la victime n’a été mise en contradiction», a rétorqué Me Gabriel Senécal, de la Couronne.

À l’inverse, ce dernier a qualifié la version de l’accusé de «très peu crédible».

«Quand on lui demande pourquoi [il a demandé à la victime si ses seins étaient des vrais], il se perd en conjectures fantaisistes», a illustré Me Senécal.

Le juge Maurice Parent rendra son verdict le 26 mai.