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Un SRB à Québec reste «une possibilité très forte», dit Labeaume

Le bureau de projet devrait demeurer en vie, insiste le maire de Québec

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est prononcé sur l’avenir du transport en commun, vendredi, en marge du Salon Maternité Paternité Enfants qui a lieu cette fin de semaine à ExpoCité.
Photo Didier Debusschere Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est prononcé sur l’avenir du transport en commun, vendredi, en marge du Salon Maternité Paternité Enfants qui a lieu cette fin de semaine à ExpoCité.

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Même s’il a enterré la formule initiale du projet de service rapide par bus (SRB) qui incluait Lévis, Régis Labeaume a maintenu vendredi que «le SRB à Québec reste une possibilité très forte».

C’est ce que le maire de Québec a fait savoir en impromptu de presse. Il a également demandé formellement au ministre des Transports, Laurent Lessard, de maintenir en vie une version réduite du bureau de projet du SRB.

Cette structure aurait pour tâche de créer un système de transport collectif «robuste, moderne et d’envergure» pour Québec. «Il [M. Lessard] est absolument ouvert à l’idée», a indiqué M. Labeaume, ce que l’attaché de presse du ministre a confirmé par la suite au Journal.

Selon Régis Labeaume, ce bureau de projet continuerait de fonctionner grâce aux 12,5 millions $ investis initialement par le gouvernement du Québec. Les 56 millions $ annoncés dans le budget de mars, pour les plans et devis, seraient cependant perdus pour la Ville.

« On veut agrandir le tracé »

Le maire a suggéré qu’il n’aura pas trop de difficultés à faire financer un autre projet de transport, dont les contours seront précisés dans quelques mois après d’une vaste consultation de la population.

Chose certaine, le futur système de transport collectif devra être largement étendu sur le territoire de Québec. «On veut agrandir le tracé. La question qu’on se pose est jusqu’où pourrait aller le tracé vers l’ouest, vers le nord, a assuré le maire. Il faut qu’on desserve plus de monde [...] Le projet qu’on avait était une première phase. Les gens nous demandaient: «Allez-vous aller à l’aéroport?»

« De l’argent perdu »

Les sommes investies pour la portion lévisienne du bureau de projet (45 % du tracé) sont «de l’argent perdu», a admis M. Labeaume. Par contre, ce dernier croit pouvoir récupérer au moins une partie du travail réalisé pour la portion sur la Rive-Nord. «On va peut-être tout garder», a-t-il avancé. Régis Labeaume n’a par ailleurs pas voulu confirmer ou infirmer le chiffre de 15 millions $ calculé par l’opposition qui dénonçait les sommes «gaspillées» jusqu’à maintenant dans l’aventure.

De son côté, le ministre libéral fédéral, Jean-Yves Duclos, a rappelé vendredi qu’Ottawa investira 21 milliards $, sur 10 ans, pour le transport collectif au Canada. Cela dit, l’abandon du SRB Québec/Lévis «met de la pression sur la région», a-t-il convenu. Steven Blaney, candidat à la direction du Parti conservateur, a félicité le maire de Lévis d’avoir eu le «courage» de se retirer du SRB.

Une longue saga

  • 2009 et 2010 : Consultations sur le Plan de mobilité durable à Québec.
  • Mars 2015 : Dévoilement de l’étude de faisabilité Tramway-SRB. La Ville annonce qu’elle mise sur un SRB à 1,1 G$.
  • Mars 2016 : Le gouvernement du Québec confirme une somme de 12,5 M$ pour le bureau de projet du SRB.
  • Mars 2017 : Dans son budget provincial, le gouvernement accorde 56 M$ pour la réalisation des plans et devis du SRB.
  • Avril 2017 : Deux jours après le retrait de la Ville de Lévis, la Ville de Québec confirme qu’elle recule à son tour.