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Le bonheur après le désastre

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J’ai vécu une bonne partie de mon enfance dans des familles où je fus brassée plus souvent qu’à mon tour. La DPJ avait pris charge de moi, enfant de mère alcoolique. L’endroit où je fus la plus heureuse, c’est quand je fus placée dans une ferme où j’ai senti la paix de l’environnement comme la paix dans le foyer. J’aimais l’air pur, les animaux et le paysage qui m’entourait. Mais dès que j’aimais un endroit, les intervenants de la DPJ venaient me chercher pour m’emmener ailleurs.

À 18 ans je me suis inscrite à des cours du soir afin de terminer mes études. Par la suite, la chance a enfin pointé son nez en la personne d’un homme qui s’est avéré être l’homme de ma vie. Il m’a toujours protégée et respectée. On jase, on discute et j’apprends encore aujourd’hui grâce à lui. J’ai mis une croix sur ma famille, car ma mère boit toujours et ma sœur me dénigre. J’ai deux enfants avec mon mari et notre bonheur est total au sein de sa famille à lui qui fut des plus accueillantes à mon endroit. Si je regarde en arrière, je peux dire que oui, ce fut difficile par moments, mais qu’avec la foi j’ai traversé ça avec dignité. Un de mes grands bonheurs : marcher en forêt pour respirer l’air pur.

Marie

Bien peu de vies humaines sont linéaires. Et dites-vous qu’il faut souvent traverser de grandes épreuves pour être en mesure d’apprécier la vie à sa juste valeur et nous donner la capacité de rompre sans remords avec ceux qui rendent notre vie toxique.