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Canadien-Rangers: une bonne pression

«Quand tu as de la pression, ça signifie que tu as une chance de gagner» -Alain Vigneault

Alain Vigneault
Photo Martin Chevalier Alain Vigneault

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NEW YORK | Alain Vigneault sort souvent la même carte de son jeu. Celle de l’équipe négligée. Il l’avait dit avant l’ouverture de cette série, il l’a rappelé à plusieurs reprises depuis le premier match et il l’a ressorti de sa manche à la veille du sixième match.

«Avant le début de la série, personne ne pouvait nous imaginer dans cette positon avec une avance de 3 à 2, a mentionné Vigneault avant le départ de l’équipe pour New York. Mais nous le sommes. C’est plaisant de voir que nous nous sommes donné une opportunité de finir la série. Nous sauterons sur la patinoire et nous chercherons à en profiter.»

Claude Julien a également cherché à déplacer le stress dans l’autre camp en disant que la pression se retrouvait maintenant du côté des Rangers.

«Claude a un bon point, a répliqué Vigneault lorsque mis au parfum de la déclaration de son homologue. Ce qui est agréable avec ça, c’est que quand tu as de la pression, ça signifie que tu as une chance de gagner. Quand une équipe s’en va en séries et qu’elle dit qu’elle n’a aucune pression, c’est parce que cette équipe n’a pas de réelle chance de l’emporter.»

«Les experts ont pratiquement tous choisi le Canadien pour gagner avant le début de cette série, a continué l’entraîneur en chef des Rangers. Nous avons maintenant une chance de les faire mentir. Même si nous n’étions pas établis comme les favoris, je peux vous dire qu’à l’interne, nous pensions que nous avions une chance de gagner et nous nous placions de la pression. Il n’y a aucun doute que nous avons de la pression. Mais c’est un bon signe.»

Sur papier, les Rangers n’avaient rien d’une équipe négligée. La bande à Ryan McDonagh a amassé 102 points, un de moins que le Tricolore, en jouant au sein de la meilleure division de la LNH, la Métropolitaine.

Gagner à la maison

Les Rangers auront l’occasion d’éliminer le CH devant leurs partisans au Madison Square Garden.

«Nous ne voulons pas revenir ici à Montréal, a mentionné le défenseur Brendan Smith. J’ai joué quelques matchs numéro sept à mes années à Detroit et je sais très bien que tout peut survenir. C’est difficile. Nous devrons jouer un match intelligent à la maison et profiter de l’énergie de nos partisans.»

Mika Zibanejad, le héros du cinquième match avec son but vainqueur en prolongation, a insisté sur le même point que Smith.

«Nous nous retrouvons dans une très bonne situation, a mentionné l’ancien des Sénateurs d’Ottawa. Nous aurons l’occasion de terminer cette série à la maison, nous ne voulons pas revenir à Montréal. Je sais que le Canadien jouera avec l’énergie du désespoir. Nous devrons sortir fort et jouer avec la même passion qu’eux.»

Une grande motivation

Marc Staal a aussi prédit que le CH rebondira pour la sixième rencontre.

«C’est un match avec une possible élimination pour eux, a rappelé le défenseur des «Blue Shirts». Je connais ce sentiment. Tu dois gagner ou c’est la fin. Le Canadien donnera tout sur la glace. Mais pour nous, c’est l’occasion de terminer cette série. La motivation sera immense dans les deux camps.»

Les chiffres ne mentent généralement pas. Quand on dit que cette série est très corsée, il faut rappeler que c’était l’égalité ou qu’il y avait un écart d’un seul but pour 319 min 28 s sur les 332 min 56 s, le temps total passé sur la glace après cinq rencontres.