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Les femmes à la radio, souvent un «turn off» pour Gilles Parent

Les femmes à la radio, souvent un «turn off» pour Gilles Parent
Photo Simon Clark

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En précisant «ne pas être sexiste», Gilles Parent, animateur au FM93, a déclaré dans son émission de mardi que, la plupart du temps, les femmes en affaires publiques à la radio sont pour lui un «turn off».

«Le problème, c’est que, la plupart du temps, dans les affaires publiques, quand j’écoute des filles, pour moi, c’est un turn off presque partout, alors je me dis: “Christie! J’ai-tu besoin d’avoir une fille juste pour une fille? Une opinion de fille?” Je ne sais pas. Je ne peux pas l’expliquer. Ça n’a rien à voir avec du sexisme. Vous pouvez me lancer des tomates», a-t-il indiqué.

L’animateur du retour Gilles Parent dit avoir peine à trouver des animatrices «marquantes» qui évoluent au premier plan.

«J’écoute Myriam Ségal, que je trouve fantastique la fin de semaine, mais ce n’est pas drôle, j’ai l’impression qu’il y a à peu près cinq, six noms qui peuvent être intéressants dans l’histoire de la radio, qui ont marqué au plan féminin, en première ligne, alors qu’à la télé, il y en a de plus en plus, et dans les journaux de plus en plus. [...] Ça fait 38 ans que je fais ça et je n’en ai pas vu beaucoup qui ont été au premier plan animatrices, qui ont “leadé” une émission. Au bout de 35, 40 ans, je ne pense pas que ce soit juste de la malchance et que ça n’a pas tourné du bon bord», croit-il.

L’animateur dit avoir questionné des femmes à ce sujet et avoir constaté qu’elles n’aiment pas «brasser» et ne veulent pas «se mettre dans le trouble».

«À la radio, souvent, il y a des femmes, par définition, qui disent elles-mêmes – j’ai eu des femmes, moi-même, que je considère, qui auraient pu être ma suite éventuellement, le jour où je travaillerai moins à la radio –, qui me disent: “Ahhh, je ne veux pas me mettre dans le trouble. Je n’aime pas ça, me faire haïr ou brasser. Je n’aime pas ça, haïr le monde. Je n’aime pas ça, critiquer le monde.” Finalement, elles veulent être fines. Ce n’est pas juste planter le monde. C’est avoir une opinion et la tenir, et ce n’est pas toutes les filles qui veulent ça. Je ne dis pas qu’elles ne peuvent pas faire ça, faites attention», affirme-t-il.

L’animateur dit que la question féminine à la radio est «la plus grande interrogation qu’il aura eue dans toute [sa] carrière».

«Est-ce qu’on leur donne la chance? Oui. Je pense qu’il y a bien des filles qui ont eu cette chance-là et qui n’ont pas toujours démontré ça. Elles ne veulent pas déplaire, et ce n’est pas tout le temps leur tasse de thé. C’est réussir à avoir des femmes de premier plan, qui ont animé des shows de radio et qui ont été impressionnantes dans les cotes d’écoute. Il y en a... mais où? Il y en a, des filles, dans les radios parlées, en ce moment. Est-ce que ce sont des filles incontournables, quand vous écoutez ça?» s’est-il demandé. 

Gilles Parent a toutefois enchaîné en nommant Lucille Giguère, Marie-France Bazzo et Christiane Charette comme étant des femmes qui ont eu, selon lui, de belles carrières solo à la radio.