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Le candidat des radios

Le candidat à la mairie de Québec, Jean-François Gosselin.
Photo Didier Debusschère Le candidat à la mairie de Québec, Jean-François Gosselin.

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Candidat à la mairie de Québec, Jean-François Gosselin porte un discours populaire qu’on entend beaucoup dans plusieurs stations de radio privées de Québec.

Il ne s’agit pas d’un défaut, mais simplement la constatation s’impose. Le candidat se positionne notamment anti-SRB et veut mettre un terme à la supposée «guerre» contre l’automobile. Il est pro-troisième lien, et considère que le maire est déconnecté. Il dénonce aussi les «dépenses farfelues». On en saura plus prochainement, promet-il.

M. Gosselin et son entourage ont aussi choisi les radios pour annoncer la fondation du parti et le fait qu’il réfléchissait à se lancer. Son entourage et lui ont multiplié les entrevues dans différentes stations, où il a été accueilli de façon plutôt complaisante, sans trop avoir été «challengé» jusqu’à maintenant. Ça viendra j’espère.

On parle après tout d’un candidat qui aspire à gérer la deuxième plus grande ville au Québec, dont le budget se chiffre à 1,4 milliard de dollars et qui compte près de 5000 employés.

« Pas une binerie »

Comme l’avait écrit mon regretté collègue J.-Jacques Samson lors de la campagne électorale de 2013, après tout la Ville de Québec, «ce n’est pas une binerie pour un apprenti en mal de tâter de la joute politique et de l’administration».

L’une des rivales de M. Gosselin, Anne Guérette, n’a d’ailleurs pas tardé à pointer du doigt, jeudi, l’inexpérience en politique municipale de M. Gosselin.

Son passage rapide comme député adéquiste, en 2007-2008, ne certifie pas ses qualités à diriger Québec. Pas plus que son expérience à la tête de l’entreprise familiale, qui se spécialise en psychothérapie. Il sera intéressant de l’entendre sur différents enjeux, et sa présence favorisera les débats.

Ramener le respect

M. Gosselin affirme qu’il veut ramener le respect à l’hôtel de ville de Québec. Il devra par conséquent s’assurer que le principe tient aussi au sein de son équipe, qui est particulièrement active sur les réseaux sociaux et dans les stations de radio.

Lorsqu’on se lance en politique, il faut aussi accepter qu’on mette nos idées au défi et s’attendre à ce que les chroniqueurs ne soient pas toujours d’accord et l’expriment. Autrement, M. Gosselin et son entourage risquent de faire pire que ce qu’ils reprochent au maire Labeaume, dont le caractère bouillant fait régulièrement l’objet de critiques.