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Le clown russe ramène sa poétique tempête

Spectacle qui roule depuis 1993, le Slava’s Snowshow revient à Montréal pour une quatrième fois.
Photo courtoisie Spectacle qui roule depuis 1993, le Slava’s Snowshow revient à Montréal pour une quatrième fois.

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Depuis 1999, le Slava’s Snowshow entretient une relation très particulière avec Montréal. Consacré lors du festival Juste pour rire, le spectacle russe est de retour pour une quatrième fois dans la métropole. Le Journal s’est entretenu avec le producteur du spectacle, Gwenael Allan, qui est originaire de Montréal.


Comment en êtes-vous venu à travailler sur le Slava’s Snowshow?

«J’ai commencé il y a une vingtaine d’années. À l’époque, le spectacle tournait seulement en Russie et à Édimbourg. ­Slava avait fait des spectacles pour ­Alegria. Comme j’étais un ancien du Cirque du Soleil, et un ami de Guy ­Laliberté, il avait demandé conseil à Guy. C’est Guy qui lui avait proposé de me ­rencontrer pour que je puisse l’aider à faire face aux réalités commerciales de ­l’exploitation de son spectacle.»


Que s’est-il passé à Montréal en 1999?

«À l’époque, le spectacle avait joué dans quelques petites villes aux États-Unis, mais c’était parmi les plus grandes ­tournées de plus d’une semaine dans la même ville. Ç’a tellement bien marché à ­Montréal que nous avons dû changer de salle trois fois. C’est quelque chose qu’on n’avait jamais vécu ailleurs. Le spectacle était dans le cadre du festival Juste pour rire et il y avait beaucoup d’appui de la télé. On y avait fait un gala au festival, avec la tempête de neige pour la finale. Il y a plusieurs ­milliers de billets qui se sont vendus du jour au ­lendemain.»


Pour le retour du spectacle à Montréal, dans quelques jours, le succès est-il ­encore au rendez-vous?

«Il y a déjà plus de 21 000 billets vendus sur les 26 000 disponibles. Montréal est l’une des villes au monde où l’on vend le mieux à l’avance. On va arriver à ­Montréal avec 80 % de billets vendus. ­Généralement, quand on arrive dans une ville avec 50 % de billets vendus, on est très contents.»


Pourquoi le public québécois apprécie tant le Slava’s Snowshow?

«À Montréal, on connaît bien le Cirque du Soleil. Dans les premiers spectacles du Cirque, il y avait ce genre de bonheur, ­cette poésie-là. Le spectacle est russe et le climat est similaire au Québec. Il y a des correspondances dans l’âme russe et ­québécoise, au niveau de la chaleur humaine pour contrer le froid.»


Le spectacle qui sera présenté la semaine prochaine a-t-il changé depuis 25 ans?

«Il y a plus de personnages qu’au début, mais c’est la même structure. Il faut comparer ce show-là à un ballet comme ­Casse-Noisette. C’est devenu un ­classique. Ça marche comme un concert de Mozart.»


Le Slava’s Snowshow sera présenté au Théâtre St-Denis du 2 au 14 mai. Pour les billets: theatrestdenis.com.