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L’étude sur la qualité de l’air dans Limoilou sera élargie à la Basse-Ville et Vanier

Promise par la Ville de Québec depuis plus d’un an et demi, l’étude sur la qualité de l’air ambiant dans Limoilou a enfin été lancée et sera même élargie aux secteurs de la Basse-Ville puis de Vanier.
Photo Daniel Maillard Daniel Promise par la Ville de Québec depuis plus d’un an et demi, l’étude sur la qualité de l’air ambiant dans Limoilou a enfin été lancée et sera même élargie aux secteurs de la Basse-Ville puis de Vanier.

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Promise par la Ville de Québec depuis plus d’un an et demi, l’étude sur la qualité de l’air ambiant dans Limoilou a enfin été lancée et sera même élargie aux secteurs de la Basse-Ville puis de Vanier.

Le maire Régis Labeaume en a fait l’annonce en conférence de presse, lundi après-midi, confirmant la signature d’une entente de financement de 440 000$ avec la direction de la santé publique (DSP) du CIUSSS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux).

«Dans deux ans, on connaîtra la vérité», avait déclaré le maire de Québec en novembre 2015, dans la foulée des épisodes controversés de poussières rouges. Il faudra donc vraisemblablement attendre jusqu’en 2019 avant de connaître les résultats de cette étude. Un retard qui s’explique, selon le maire et la Santé publique, par une modification du mandat initial et un «roulement de personnel assez particulier» à la DSP.

L’élargissement de l’étude à la Basse-Ville et au secteur de Vanier fait «beaucoup de sens», a indiqué le docteur François Desbiens, directeur de la Santé publique.

«Il y a un phénomène très géographique avec la rivière Saint-Charles, la cuvette, qui fait en sorte que le transport routier, les entreprises, le Port, les vents de l’est et de l’ouest, ça fait en sorte que ce (l’ensemble de ce) territoire-là a une concentration de contaminants dans l’air qui se ressemble. Ils ont des caractères socio-économiques qui se ressemblent aussi avec des bilans de santé un peu équivalents», a expliqué le Dr Desbiens.

Son adjointe médicale, Isabelle Goupil-Sormany, affirme que la Santé publique répond ainsi aux préoccupations des citoyens de Vanier qui ont manifesté leurs inquiétudes dans le passé.

«Ils ne sont pas dupes. Quand on les a rencontrés, ils le savent qu’ils sont à la croisée des voies de transport, qu’ils sont exposés à la pollution liée aux transports comme les autres quartiers et je pense qu’ils sont même satisfaits de voir l’élargissement de l’étude parce qu’ils se sentent concernés par la qualité de l’air ambiant au même titre que ceux de Limoilou», a-t-elle exposé.

Des citoyens impliqués

Le comité conseil de l’étude sera formé de représentants citoyens, d’entreprises et d’experts. La DSP utilisera les données du ministère de l’Environnement pour tirer des conclusions et effectuer des corrélations quant aux impacts sur la santé humaine afin de recommander actions ciblées pour limiter la pollution atmosphérique.

Le Dr Desbiens a toutefois illustré les limites de la démarche qui est en cours. «Je ne crois pas que je vais être capable d’identifier toutes les sources potentielles (de polluants). Une fois qu’on les mesure, la station de mesure ne dit pas que ça vient de telle ou telle entreprise, de telle ou telle cheminée», a-t-il reconnu. 

Objectifs visés par l’étude sur la qualité de l’air

  • Évaluer les principaux contaminants de l’air ambiant selon une perspective santé
  • Caractériser les poussières grossières
  • Déterminer l’exposition humaine et les risques associés
  • Documenter les impacts sur la santé des contaminants de l’air ambiant