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Québec se dirige vers l’expropriation, dit Labeaume

La Ville veut pouvoir agir contre le promoteur du stationnement de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul

Stationnement de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul
PHOTO ARCHIVES JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Stationnement de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul

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La Ville de Québec est en train de se doter des moyens juridiques nécessaires pour pouvoir exproprier, le plus rapidement possible, le promoteur Jacques Robitaille du stationnement de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, sur la côte d’Abraham.

C’est ce que le maire de Québec a fait savoir, mardi, en marge de la publication de la Vision du patrimoine 2027. Le projet de loi 122 sur l’autonomie municipale ainsi que le Programme particulier d’urbanisme (PPU) de la colline Parlementaire (qui doivent tous deux être votés dans les prochaines semaines) devraient permettre à la municipalité d’agir contre «les promoteurs voyous», selon l’expression du maire.

Labeaume « tanné »

«Dans le cas de Saint-Vincent-de-Paul, on est rendu là. Visiblement, il n’y a plus rien à faire. On a des idées là-dessus, a soutenu le maire Labeaume. On va procéder.» D’après lui, «les propriétaires ne nous croient pas. Mais je pense qu’ils devraient commencer à nous croire et à nous prendre au sérieux. Honnêtement, je suis un peu tanné».

Interrogé par Le Journal, M. Robitaille a indiqué qu’il «n’est pas au courant» d’une quelconque expropriation. «J’ai présenté un projet il y a longtemps à la Ville. On attend toujours après ça», a-t-il insisté.

Outre le stationnement de l’ancienne église, le maire a également cité la maison Pollack et la petite maison blanche du 390, avenue Wilfrid-Laurier pour de possibles expropriations.

Saint-Cœur-de-Marie

Dans sa Vision 2027, la municipalité a également annoncé le lancement d’un «concours d’idées en architecture pour la reconversion de l’église Saint-Cœur-de-Marie». «On ne veut pas juste faire des menaces [d’expropriation]. On veut aussi dire qu’on peut aider à trouver des idées de recyclage», a soutenu Mme Lemieux.

La Ville de Québec a par ailleurs confirmé la bonification de 10 millions $, sur 10 ans, des programmes d’aide financière à la restauration et à la rénovation patrimoniale. Un investissement de 15 millions $, sur 10 ans, est également prévu pour la mise en valeur de huit églises «de valeur patrimoniale exceptionnelle». L’église de Saint-Charles-de-Limoilou a été ajoutée aux sept autres lieux de culte déjà identifiés.

D’autre part, en marge du comité plénier consacré à cette Vision du patrimoine, un vif échange a opposé la chef de l’opposition, Anne Guérette, à la conseillère d’Équipe Labeaume, Julie Lemieux.

Le maire de Québec Régis Labeaume était accompagné de la conseillère Julie Lemieux pour dévoiler la Vision du patrimoine 2027 de la Ville.
Photo Didier Debusschère
Le maire de Québec Régis Labeaume était accompagné de la conseillère Julie Lemieux pour dévoiler la Vision du patrimoine 2027 de la Ville.

En vrac

  • Québec dit vouloir s’inspirer de villes comme Lyon, Marseille, Édimbourg, Bruges, Ratisbonne, Philadelphie et Washington.
  • La Ville veut mettre en œuvre un centre de diffusion des villes du patrimoine mondial dans le Vieux-Québec.
  • Une des pistes d’action est celle de «faire pression auprès du gouvernement du Canada afin que les collections archéologiques de Parcs Canada demeurent à Québec».

Source : Vision du patrimoine 2027