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Un projet de métro pour Québec

Un ingénieur propose cette idée dont les coûts sont évalués à un minimum de 4,5 milliards $ en deux phases

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Un ingénieur de Saint-Augustin propose l’idée d’un métro qui relierait l’est de Lévis à l’Université Laval et à l’aéroport, et qui coûterait entre 4,5 et 8,26 milliards $.

Les coûts de construction varient entre 150 et 275 millions $ du kilomètre, incluant les stations.

«C’est cher, mais un projet de métro cadre dans une stratégie de développement durable parce qu’il crée quelque chose d’utile pour les générations futures. Alors qu’un pont-tunnel va servir seulement à une partie de la population, ne règlera pas le problème de congestion et exclut l’électrification des transports.»

Robert Vandewinkel, de la firme Arkobold, est convaincu qu'un métro, dans la région, «c’est faisable». L’ingénieur civil a travaillé à la réalisation d’un tunnel entre Grondines et Lotbinière qui sert à faire passer les câbles d’Hydro Québec sous le fleuve. Il a soumis sa proposition au cabinet du maire de Québec et à celui du ministre des Transports.

Le projet proposé par Robert Vandewinkel permettrait de relier la Rive-Nord et la Rive-Sud par un système de transport de masse.
photo didier debusschère
Le projet proposé par Robert Vandewinkel permettrait de relier la Rive-Nord et la Rive-Sud par un système de transport de masse.

REJOINDRE L'AÉROPORT

Il propose un tracé de 30 km, en deux phases. La première prendrait naissance dans l’est de Lévis, près du chantier maritime Davie, traverserait sous le fleuve entre le Vieux-Lévis et le Vieux-Port et aboutirait à l’Université Laval. Dix arrêts seraient aménagés.

Une seconde phase pourrait s’étirer jusqu’à l’aéroport, avec six stations, dont à l’édifice du ministère du Revenu et à la route Jean-Gauvin. 

Ces tracés sont des suggestions, dit-il. Québec et Lévis ont l’avantage d’être sises sur du roc calcaire, ce qui faciliterait selon lui l’excavation par des foreuses rotatives.

Un métro a l’avantage de préserver le paysage de la capitale et de permettre à des gens de l’extérieur de Québec et Lévis de se stationner aux extrémités de la ligne et de se rendre au centre-ville, préconise M. Vandewinkel. Également, puisqu’il s’agit de transport collectif, cela aurait un impact à la fois sur le développement et sur la fuidité des déplacements, suggère-t-il. «Ça serait un outil extraordinaire!»

L’ingénieur aimerait que son entreprise puisse un jour prendre en charge un tel projet. Il compte bien aller présenter son idée lors des consultations annoncées par la Ville de Québec sur le prochain système structurant de transport en commun. 

Plan pour un futur métro 

Phase 1

  • 17 km, 10 stations
  • Entre la Pointe-de-Lévy et l’Université Laval
  • Minimum 2,55 milliards $, maximum 4,68 milliards $

Phase 2

  • 13 km, 6 stations
  • Entre l’Université Laval et l’aéroport
  • Minimum 1,95 milliards $, maximum 3,58 milliards $

  • Trajet total de 30 minutes
  • Un autre axe pourrait être ajouté au coût de 6,88 milliards $ entre Saint-Étienne et L’Enfant-Jésus