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Des fleurs à Lisée... et le pot

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Jean-François Lisée n’a pas tardé à agir dans la foulée des informations dévoilées hier par Le Journal concernant le député Gaétan Lelièvre. Sans faire ni une ni deux, le chef péquiste a expulsé le député de Gaspé.

Les fleurs

En acceptant de se présenter avec monsieur Lelièvre en point de presse mardi, monsieur Lisée a fait montre d’une solidarité digne de mention. Cela allait à l’encontre de certains principes élémentaires de relations publiques. D’ordinaire, on évite les parias comme la peste. On aurait pu imposer au cancre du jour de se faire violence seul devant la meute journalistique. Mais non. Monsieur Lisée a choisi d’accompagner son député à l’abattoir.

La comparaison entre l’attitude du chef du PQ et celle du premier ministre Couillard dans de pareilles circonstances est frappante. Qu’il s’agisse des cas de Sam Hamad, Gerry Sklavounos ou Pierre Paradis, nombreux sont les libéraux qui reprochent au PM d’avoir failli à son devoir de solidarité et de leadership envers des députés qui n’auront finalement jamais été accusé de rien.

Le pot

Gaétan Lelièvre a affirmé qu’il n’avait pas jugé bon informer son chef et ses collègues de ses égarements éthiques, malgré le fait qu’il a eu de multiples échanges avec la Commission Charbonneau et avec l’UPAC. Soit.

Mais certains péquistes ont souligné que les informations rendues publiques hier circulaient depuis longtemps. Pourquoi le chef du PQ n’avait-il pas sérieusement questionné son ouaille gaspésienne? Faut-il également rappeler qu’il avait été DG de Gaspé alors que le maire était un certain François Roussy? Que ce dernier, accusé au criminel de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance, avait aussi été attaché politique de monsieur Lelièvre lorsqu’il fut ministre sous Pauline Marois? Les signes étaient nombreux. Un homme intelligent comme Jean-François Lisée aurait dû se méfier. Ce qu’il n’a pas fait.