/news/politics
Navigation

La CAQ est première dans les intentions de vote, le PLQ perd 8 % en deux mois

PLQ congrès
Photo d'archives La Coalition Avenir Québec (CAQ) dépasse le Parti libéral du Québec (PLQ) en termes d’intention de vote, montre un sondage réalisé par Mainstreet Research pour le compte du quotidien Montreal Gazette.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC – La Coalition Avenir Québec (CAQ) serait en tête dans les intentions de vote au Québec, un point devant les libéraux.

C’est ce qui ressort d’un sondage Mainstreet Research publié mercredi matin, pour le compte du quotidien montréalais The Gazette.

La CAQ obtiendrait 32 % des appuis au Québec, soit un point devant le Parti libéral du Québec (PLQ), à 31 %. Le Parti québécois traîne de la patte, bon troisième, avec 24 % des appuis, alors que Québec solidaire fait plutôt bonne figure, avec 14 % des intentions de vote.

En se basant sur les données des précédents sondages de Mainstreet, il s’agit d’une hausse de neuf points pour la CAQ depuis mars, tandis que le PLQ a perdu 8 % pendant la même période.

De plus, la CAQ est de loin la préférée des francophones, avec 35 % des intentions de vote, loin devant les péquistes à 26 %. Les libéraux obtiennent l’appui d’un francophone sur quatre au Québec, tandis que QS récolte 14 % du vote francophone.

Le Parti québécois ne mène chez aucun groupe d’âge, a d’ailleurs noté Mainstreet.

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1501 Québécois, jeudi et vendredi dernier. La marge d’erreur est de 2,53 %, 19 fois sur 20.

Lisée pas inquiété

Questionné à cet égard par les journalistes, mercredi matin, M. Lisée a refusé de se laisser abattre par ces résultats peu encourageants.

«J'ai assez d'expérience en politique pour savoir que si on s'attache à un seul sondage, on va être comme une girouette», a-t-il dit.

M. Lisée a refusé de reconnaître une quelconque responsabilité personnelle dans ces données peu reluisantes. Il a plutôt invité les journalistes à lui demander de faire le bilan de sa chefferie «le soir du 1er octobre 2018», date des prochaines élections provinciales.

De son côté, la CAQ, principale gagnante de ce sondage, s’est gardée de sabrer le champagne.

«Vous savez, c'est un sondage parmi tant d'autres. Nous, on va continuer à travailler extrêmement fort», s’est contenté de dire le député caquiste Simon Jolin-Barrette, mercredi matin.

«À la CAQ, on a une excellente équipe. Tous les jours, on rentre à l'Assemblée nationale et, dans nos comtés, on travaille pour défendre les intérêts des Québécois», a-t-il ajouté.

Le PLQ banalise

À l’instar du PQ, le Parti libéral, qui voit ses appuis fondre comme neige au soleil, a également banalisé la pertinence de ce sondage.

«Tous les jours, c’est une campagne électorale depuis quatre ans. C’est à la fin qu’on saura juger», s’est contenté de dire le ministre des Transports, Laurent Lessard, à la sortie du caucus libéral.

Finalement, le député de QS, Amir Khadir, s’est réjoui des données contenues dans ce coup de sonde.

«Je sens dans la population, dans les résultats de ce sondage, le désir de renouveler la scène politique. Et on en a besoin. Il faut un déblocage politique au Québec et Québec solidaire, je suis sûr, va jouer un grand rôle là-dedans à brève échéance», a-t-il indiqué, lors d’une mêlée de presse, mercredi.