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Ouananiche : pêche moyenne à l’ouverture

Une fois que vous avez capturé votre première ouananiche, vous êtes conquis. Pour plusieurs pêcheurs, cette espèce figure parmi les plus combatives dans l’ensemble des poissons pêchés sportivement au Québec.
Photo courtoisie Une fois que vous avez capturé votre première ouananiche, vous êtes conquis. Pour plusieurs pêcheurs, cette espèce figure parmi les plus combatives dans l’ensemble des poissons pêchés sportivement au Québec.

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Malgré des conditions difficiles, la première fin de semaine de pêche de la ouananiche au lac Saint-Jean aura tout de même donné des résultats intéressants.

«Très honnêtement, nous avons été surpris du nombre de prises et de la qualité des poissons capturés. Les ouananiches étaient moyennes et certains spécimens plus gros atteignaient les six livres, souligne le biologiste Marc Archer, qui dirige la Corporation de LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP). Les prises se sont faites principalement du côté sud-ouest du lac, entre l’embouchure de la rivière Métabetchouan et Chambord. Les pêcheurs avec lesquels nos patrouilleurs ont discuté se disaient quand même satisfaits dans les circonstances. Il est certain que ce n’est pas la meilleure ouverture de notre histoire sauf qu’au moins, il y a eu des captures.»

Pêche devancée

En raison de la bonne santé de la population de ouananiches, et pour éviter une pression trop grande sur la population d’éperlans du lac, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs avait décidé de devancer de deux semaines la saison de pêche. Elle a débuté officiellement vendredi dernier.

«Les conditions le permettaient, affirme Archer. Le lac avait “calé” au début de la semaine. L’eau a monté rapidement, ce qui nous a permis de mettre à la disposition des pêcheurs les rampes de mise à l’eau. L’an dernier, à pareille date, le lac était trop bas.»

La pêche est permise dans trois secteurs exclusifs, à savoir sur le lac Saint-Jean, dans les eaux entourées par les routes 169 et 373. Il y aura exception pour la rivière Mistassini entre le pont de la route 169 et l’extrémité en aval de la plus grande des deux îles [Lepage] et de la rivière Belle-Rivière, entre son embouchure et le barrage situé en aval du pont du rang Sainte-Anne. Il y a aussi le lac à Jim et la rivière Ouiatchouan, entre la route 169 et l’extrémité en aval du premier rapide.

Pour ce qui est de la pêche du doré, il n’y aura pas de changement avec l’ouverture le vendredi 26 mai prochain.

Conditions difficiles

Si les gens de la CLAP sont optimistes pour la saison qui commence, ils tiennent à rappeler aux gens que la prudence est de mise présentement.

«Nous avons été nous aussi victimes de la crue des eaux que l’on a vue un peu partout au Québec. L’eau est très haute, très froide (3-4 degrés) et surtout très sale, mentionne Archer. Il faut donc que les pêcheurs roulent très lentement pour la pêche à la traîne, en eau plus profonde où la température doit être plus élevée. S’ils sont en mesure d’identifier des zones où il y a de l’éperlan, les chances de succès seront augmentées.»

L’éperlan demeure la source première de nourriture de la ouananiche dans le lac Saint-Jean. En ouvrant la saison deux semaines plus tôt, on désire augmenter la pression de pêche sur la ouananiche afin de diminuer de l’autre côté la pression sur l’éperlan. S’il y a trop de ouananiches, elles vont mettre en danger la survie de l’éperlan. Au fond, il faut atteindre un équilibre afin que les deux espèces puissent vivre de façon harmonieuse. Comme il est prouvé que la ouananiche est dans la partie supérieure de son cycle d’abondance, les spécialistes ont décidé de permettre plus de temps de pêche pour rétablir le précieux équilibre.

Il est aussi conseillé aux amateurs d’être très prudents lors des déplacements sur le lac, en raison de la présence de nombreux débris.

«La crue des eaux nous a apporté des centaines de débris qui flottent présentement un peu partout en surface. Nous invitons les pêcheurs à rouler moins vite et à exercer une surveillance serrée pour éviter les accidents.» Avec le réchauffement annoncé des températures, les choses vont rentrer dans l’ordre rapidement.

Réserve des Laurentides

En raison du printemps très spécial que nous vivons, le directeur de la réserve faunique des Laurentides, Sylvain Boucher, a dû apporter des modifications. Il y aura quelques retards pour certains chalets comme le lac des Mâles ou le FX Lemieux, mais pour le reste, la réserve sera disponible. Le dégel des lacs va bon train. Le grand lac Jacques-Cartier devrait «caler» sous peu. Le point le plus difficile présentement est l’accès au territoire en raison de la présence d’une bonne couche de neige en forêt. Pour en savoir plus: 418 528-6868. Malgré tout, le début de saison sera moins pénible que l’an dernier.

Des milliers de jeunes initiés

Au cours de la saison 2017, plus de 19 000 jeunes seront initiés à la pêche dans le cadre du programme Pêche en herbe de la Fondation de la faune du Québec, en collaboration avec Canadian Tire, le principal partenaire du programme, et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Depuis le début du programme, plus de 250 000 jeunes ont été initiés. La Fondation va fournir le matériel nécessaire à plus de 210 organismes, provenant de toutes les régions du Québec. Ces organisations vont offrir la formation qui s’adresse aux jeunes de 9 à 12 ans. À la fin, les jeunes vont recevoir, entre autres, un certificat Pêche en herbe, qui leur servira de permis de pêche jusqu’à l’âge de 18 ans. Pour tout savoir sur ce qui se passe dans votre région, il suffit de vous rendre sur le site de la Fondation à l’adresse www.fondationdelafaune.qc.ca et de consulter l’onglet Pêche en herbe.

Les caribous de Val d’Or

Selon un vieux proverbe, nous devrions apprendre de nos erreurs. Il semble bien que ce ne soit pas le cas du MFFP qui prévoit relocaliser les caribous de Val d’Or au Zoo sauvage de Saint-Félicien. À la fin des années 1970, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche de l’époque avait entrepris de déménager des caribous de la rivière George vers Charlevoix, dans le but d’augmenter la population de caribous du secteur des Grands Jardins. Durant leur quarantaine, plusieurs sont morts en enclos. Ceux qui ont été relâchés n’ont jamais rempli leur rôle puisqu’ils sont morts eux aussi. Alors, pourquoi ferait-on un miracle avec le déplacement des caribous de Val d’Or?