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Québec vise maintenant les finales de la Coupe du monde de ski de fond 2019

Après le succès connu en mars dernier, Québec se positionne pour accueillir encore Alex Harvey et l’élite mondiale du ski de fond sur les plaines en mars 2019.
Photo d'archives Après le succès connu en mars dernier, Québec se positionne pour accueillir encore Alex Harvey et l’élite mondiale du ski de fond sur les plaines en mars 2019.

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Forte de son succès comme solution d’urgence à la Russie en mars dernier, Québec vise présenter à nouveau en mars 2019 les finales de la Coupe du monde de ski de fond prévues pour l’instant... en Russie.

Bardée de l’impression favorable laissée par son événement sur les plaines d’Abraham, la firme Gestev se positionnera pour frapper encore en relève pour les finales de la saison 2018-2019 lors de l’étude des calendriers de la Fédération internationale de ski (FIS) à Portoroz, en Slovénie, du 24 au 27 mai prochain.

«On vient de livrer l’une des plus belles finales de ski de fond de l’histoire de la FIS», prétend le président de Gestev, Patrice Drouin.

«On va là avec l’intention de reproduire ce qu’on a fait», annonce-t-il, conforté par les résultats d’un sondage mené par la FIS auprès des athlètes et des équipes nationales qui a identifié Québec comme la meilleure destination de la dernière saison.

La FIS prudente

À deux mois d’avis, le 15 janvier dernier, Québec s’était vue attribuer les finales à la place de Tyumen, écartée dans la foulée du scandale de dopage qui éclabousse la Russie. Si Tyumen apparaît encore dans son calendrier à long terme comme site projeté pour les finales de la saison 2018-2019, la FIS se refuse entretemps à disqualifier la ville sibérienne au profit de Québec ou d’autres candidates éventuelles pour la série ultime de courses, du 21 au 24 mars 2019.

«Pour l’instant, il n’y a pas eu de décision officielle qu’on devrait sortir les événements de Russie comme ça a été le cas cette année», nous précise Pierre Mignerey, directeur des épreuves de ski de fond à la FIS, qui dit attendre si le rapport McLaren sur le dopage systémique en Russie pourrait entraîner de nouvelles conséquences sur ce pays.

«On sait que le Canada, et en particulier Québec, serait (une option) intéressante pour reprendre si on devait ne pas aller à Tyumen dans deux ans», affirme-t-il toutefois.

Briser des habitudes

Autant la FIS que Gestev souhaitent que le site retenu pour les finales de mars 2019 soit fixé le plus rapidement, ce qui pourrait se faire lors de la rencontre annuelle de la FIS, en octobre prochain à Zurich.

Après la série de huit épreuves du Ski Tour au Québec et à Canmore en mars 2016, suivie des finales sur les plaines en mars dernier, la perspective de revoir régulièrement l’élite mondiale au Québec repose sur une volonté de la FIS de déplacer certains «monuments» dans les calendriers des prochaines années.

Devancer de mars à janvier le rendez-vous habituel d’Oslo et revoir l’exclusivité des finales à tous les deux ans accordée à la Suède ouvrirait de nouvelles fenêtres pour d’autres destinations, dont Québec, argue la fédération internationale.

«Si on arrive à ça, on aura plus de latitude pour venir plus souvent sur le Canada», croit Mignerey.

Un sondage qui servira d’argument

Les skieurs et leurs équipes ont rendu leur verdict : Québec a remporté le meilleur classement des villes visitées durant la dernière saison de la Coupe du monde de ski de fond.

Selon un sondage de la Fédération internationale de ski (FIS) auquel ont participé 148 répondants, dont près de 40 % sont des athlètes, les finales présentées sur les plaines d’Abraham du 17 au 19 mars ont obtenu le meilleur score au total des huit catégories du sondage. Québec a notamment décroché la meilleure note pour la qualité des pistes et de l’hébergement, puis la deuxième pour le décor des parcours et pour l’impression globale de l’événement.

L’événement de Québec, marqué par la victoire d’Alex Harvey au sprint individuel du vendredi, a devancé des valeurs sûres de la Coupe du monde. Oslo avec son «monument» du 50 km a terminé deuxième au classement. Ulricehamn en Suède, où Harvey avait remporté le 15 km du samedi 21 janvier, a pris le troisième rang dans ce questionnaire qui décerne à la Coupe du monde tenue au site olympique de Pyeonchang le pire résultat parmi les 16 endroits sondés.

«Ce sondage est «révélateur», estime Pierre Mignerey, directeur des épreuves de ski de fond à la FIS.

«Ce qui est révélateur, c’est que ce sont les épreuves sur lesquelles on a été le plus critiqué qui sont sorties devant, dont Québec et Ulricehamn. On a été beaucoup critiqué quand on a fait ces choix-là, mais, à la fin, ce furent les événements les plus appréciés par les athlètes et les équipes», dit-il.

Un atout

Le président de Gestev, Patrice Drouin, brandira les résultats de ce sondage dans ses approches auprès de la FIS, la semaine prochaine, où il manifestera son intérêt pour accueillir à nouveau les finales de la Coupe du monde en mars 2019 au détriment de la Russie.

«C’est clair que ça pèse dans la balance», affirme Mignerey sur l’influence favorable laissée par le travail de Québec. «Dire ensuite que c’est un billet automatique (pour 2019), certainement pas parce que j’imagine que d’autres nations sont intéressées par une reprise, mais dans mon esprit à moi, il y aura un soutien total au Canada et à Québec en particulier.»