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«Je suis le premier suspect pour la SQ»

Michel Larouche a accordé une entrevue à la station de radio KYK Radio X vendredi matin. Il jure ne pas avoir tué sa femme Hélène Martineau.
PHOTOs ARCHIVES, AGENCE QMI Michel Larouche a accordé une entrevue à la station de radio KYK Radio X vendredi matin. Il jure ne pas avoir tué sa femme Hélène Martineau.

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Le mari d’Hélène Martineau a accordé une entrevue à la station de radio KYK Radio X vendredi matin dans laquelle il jure ne pas avoir tué sa femme, qui n’a pas été revue depuis le 12 avril dernier.

L’animateur Dominick Fortin n’a pas tourné autour du pot lors de l’entrevue diffusée sur les ondes du 95,7 vendredi matin. En réponse à la toute première question, à savoir s’il avait tué sa femme, Michel Larouche a répondu: «Non, absolument pas [...] C’est non sur toute la ligne».

Hélène Martineau
Photo courtoisie
Hélène Martineau

SUSPECT NUMÉRO UN

M. Larouche a choisi de s’adresser aux médias vendredi pour tenter de dissiper les doutes quant à son implication dans la disparition de sa conjointe. Celui qui dit avoir le soutien de toute sa famille dans cette épreuve ne s’en fait pas avec les rumeurs colportées dans la population.

«En cinq semaines, j’ai été montré du doigt deux fois. Peut-être qu’entre gens ça se parle, mais ça, je ne le vis pas», a déclaré Michel Larouche lors de son entretien.

Interrogé à propos de l’avancement de l’enquête menée par la Sûreté du Québec, le mari n’a pas nié être le suspect numéro un, mais il avait une explication.

«Je suis le premier suspect pour eux autres. C’est surtout lié à des profils psychologiques. Ils n’ont rien de tangible, mais je réponds mal à leur profil psychologique. Ils n’aiment pas la façon que je suis, mais ça ne fait pas de moi un meurtrier», a répondu M. Larouche, qui a indiqué que selon les informations qu’il avait trouvées, les conjoints étaient responsables dans 33 % des cas.

«Il reste quand même deux tiers [des cas] où ce n’est pas le conjoint. J’espère qu’ils s’en occupent aussi.»

À plusieurs reprises durant l’entrevue, Michel Larouche répète d’ailleurs qu’il est prêt à passer le polygraphe et qu’il aurait aimé passer le test dès le début de l’enquête.

«Je l’ai offert dès la deuxième journée de la disparition d’Hélène à la Sûreté municipale de Saguenay. Je l’ai offert lorsque j’ai été interrogé, lorsque la SQ a pris la relève...»

PAS SÉPARÉS

La situation conjugale du couple a également été source de plusieurs rumeurs. Étaient-ils en instance de séparation au moment de la disparition de Mme Martineau?

«On est encore marié [...] on vivait des moments difficiles, mais il n’était aucunement discussion de divorce, de séparation ni même de pause conjugale [...] Je ne sais pas d’où c’est venu, mais on n’était pas dans cette situation-là», dit M. Larouche au cours de l’entrevue.

S’il se dit innocent, il n’écarte toujours aucune thèse, que ce soit le suicide, l’enlèvement ou le meurtre par une tierce personne. Michel Larouche dit espérer que le temps passé par la police à enquêter sur son cas n’interfère pas avec les recherches menées sur d’autres pistes.

«Je prie de retrouver ma blonde ou une explication, mais je prie également que si jamais on la retrouve morte, le temps qui a été mis sur moi, ça n’aurait rien changé», indique-t-il en fin d’entrevue.

Rappelons que le poste de commandement de la Sûreté du Québec s’est installé pour une quatrième fois jeudi dans le secteur Arvida, où Hélène Martineau a été vue pour la dernière fois le 12 avril.