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Investisseurs chinois intéressés à la C Series : Couillard fixe ses conditions

Le premier ministre Philippe Couillard est arrivé en Israël, vendredi, accompagné de la ministre de l'Économie, Dominique Anglade et de l'adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, David Birnbaum.
PHOTO MARC-ANDRÉ GAGNON Le premier ministre Philippe Couillard est arrivé en Israël, vendredi, accompagné de la ministre de l'Économie, Dominique Anglade et de l'adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, David Birnbaum.

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JÉRUSALEM | Les Chinois sont les bienvenus s’ils veulent investir dans la C Series, mais à certaines conditions, a signalé Philippe Couillard, qui depuis Jérusalem, s’est aussi porté à la défense de Bombardier contre Boeing.

«Tout partenariat intéressant pour le Québec, qui maintiendra chez nous le siège social pour la Série C, les emplois, l’ingénierie, va être bienvenu», a déclaré le premier ministre du Québec, qui a débuté vendredi une mission économique de sept jours en Israël et en Cisjordanie à laquelle participe justement Bombardier.

Que des investisseurs chinois s’intéressent à la C Series de Bombardier, «ce n’est pas surprenant», croit M. Couillard.

Interrogé à ce sujet lors d’une mêlée de presse, M. Couillard en profité pour vanter les performances plus élevées que prévues observées dernièrement avec les appareils de la C Series achetés par Swiss International Airlines et Air Baltic.

«Il y a toujours des partenaires qui s’intéressent à la C Series. C’est un avion extrêmement prometteur», a-t-il fait valoir.

S’il voit cet intérêt porté par les investisseurs chinois d’un bon œil, aucun accord ne sera conclu sans que le Québec ait son mot à dire, a prévenu le premier ministre.

Le gouvernement du Québec, avec son investissement de 1,5 G$ de dollars, est actuellement actionnaire à 49 % de la C Series de Bombardier, a-t-il rappelé.

Québec réfute les accusations contre la C Series

Après la Caisse de dépôt et placement et le gouvernement fédéral, M. Couillard a réfuté à son tour les accusations de concurrence déloyale lancées par Boeing contre la C Series de Bombardier. Rappelons que les allégations se sont avérées assez sérieuses pour que le Department of Commerce (DoC) des États-Unis ouvre une enquête.

«La Caisse s’est exprimée dans le même axe : notre intervention est un investissement en équité. Ce n’est pas une subvention, alors on s’inscrit totalement en faux contre les prétentions de Boeing. Autant que le gouvernement du Québec que le gouvernement du Canada. C’est clair et on va défendre cette position-là de façon très ferme.»