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Des Penguins bien vivants

Crosby se lève dans un gain de 3 à 2 face aux Sénateurs

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OTTAWA | Il ne faut jamais enterrer une équipe championne trop rapidement. Les Penguins promettaient de rebondir dans cette série et ils l’ont fait en l’emportant 3 à 2 contre les Sénateurs, hier, au Centre Canadian Tire.

Pour ce quatrième match de la finale de l’Est, Mike Sullivan avait pris un pari assez audacieux en offrant le départ à Matthew Murray. L’entraîneur en chef des Penguins a gagné sa mise, mais il a aussi profité du réveil offensif de son équipe pour créer l’égalité 2 à 2 dans cette série.

Les Penguins avaient marqué trois buts en trois matchs depuis le début de la finale de l’Est. Ils avaient besoin de démystifier la trappe de Guy Boucher. Ils ont trouvé une solution en marquant autant de buts en une soirée qu’en trois rencontres.

Sidney Crosby faisait partie de cette solution. Amorphe lors du troisième match, comme pratiquement tous ses coéquipiers, le capitaine a marqué un but en plus d’obtenir une passe pour mener l’attaque des siens. Crosby n’avait pas amassé deux points dans un même match depuis son rapide retour au jeu après une commotion cérébrale.

« Nous n’avions pas aidé notre gardien (Marc-André Fleury) au dernier match et nous devions sortir plus fort, a raconté Crosby. Nous avons trouvé une façon de rebondir. Nous avons joué avec un plus grand niveau d’urgence. C’est un signe de caractère. »

Jake Guentzel est également sorti de son mutisme avec deux passes. Avant ce match, la jeune recrue des Penguins n’avait pas encore inscrit son nom sur la feuille de pointage en finale de l’Est.

Olli Maatta et Brian Dumoulin ont marqué les autres buts des gagnants. Les deux défenseurs ont chacun célébré leur premier but des séries.

Irréprochable depuis le début de la finale de l’Est, Craig Anderson n’a pas connu une grande soirée. L’homme masqué des Sénateurs a très mal paru sur le premier but du match, celui de Maatta.

Murray, l’homme de confiance

Sullivan avait le choix entre le gardien qui lui a permis de remporter la Coupe Stanley l’an dernier et celui qui l’a conduit jusqu’au carré d’as ce printemps. Le pilote des Penguins a finalement opté pour Murray au détriment de Marc-André Fleury.

Si la décision était cruelle pour Fleury, Sullivan cherchait probablement à créer une étincelle avec ce changement. Les Penguins ont répondu en jouant un fort match. Au hockey, il n’y a souvent pas de place pour les sentiments ou la loyauté.

À son premier départ depuis le 6 avril, Murray ne ressemblait en rien à un gardien rouillé. Le jeune de 22 ans a joué avec le même calme que l’an dernier en séries. Il a bloqué 24 des 26 tirs des Sénateurs pour signer la victoire.

Dès les premières minutes du match, Murray a réalisé trois gros arrêts, dont deux contre Mike Hoffman. Il a fermé la porte à un moment important. Mais contrairement au dernier match, les défenseurs des Penguins ont réussi à aider la cause de leur gardien.

Une poussée tardive

Menés 3 à 0 à mi-chemin en deuxième, les Sénateurs ont donné une petite frousse aux visiteurs en inscrivant deux buts. Clarke MacArthur a décoincé le pointage pour les siens en fin de deuxième période grâce à une passe magique de Ryan.

Puis en fin de rencontre, Tom Pyatt a redirigé avec son patin une frappe d’Erik Karlsson. Dans les 30 dernières secondes, les Sénateurs ont joué à six contre quatre, mais n’ont pas su en profiter. Depuis le début de cette série, ils n’ont pas marqué en 11 avantages numériques.

Encore un blessé

Déjà privés des défenseurs Kristopher Letang et Justin Schultz, les Penguins ont perdu un autre soldat à la ligne bleue. Sonné par une mise en échec de Bobby Ryan, Chad Ruhwedel a quitté la rencontre en fin de première période.

Ruhwedel n’est pas un gros morceau du casse-tête de l’équipe, mais il y a une limite à hypothéquer la pauvre brigade de défenseurs des Penguins.

Les Penguins et les Sénateurs se retrouveront, demain, pour la présentation du cinquième match à Pittsburgh.

♦ Blessé à un pied, Alexandre Burrows n’a pas joué lors de ce match. Dans le camp des Penguins, Schultz, Patric Hornqvist, Bryan Rust et Tom Kuhnhackl manquaient à l’appel.

+
Sidney Crosby
Crosby porte un « C » sur son chandail et il joue comme un grand meneur. Le numéro 87 a joué son meilleur match depuis le début de cette finale de l’Est avec un but et une passe.
-
Craig Anderson
Anderson est humain. Le gardien des Sénateurs n’a pas été aussi solide. Il aimerait certainement revoir le tir du Finlandais Olli Maatta.
3
2
Première période
1-PIT: Olli Maatta (1) (Crosby, Guentzel) 19:14
Punitions: Hoffman (Ott) 13:15; Cole (Pit) 19:34.
Deuxième période
2-PIT: Sidney Crosby (6) (Guentzel, Kessel) -AN-7:41 3-PIT: Brian Dumoulin (1) (Cole, Wilson) 11:30 4-OTT: Clarke MacArthur (3) (Ryan) 18:22
Punitions: Cole (Pit) 3:17; Pageau (Ott) 6:43; pénalité de banc (Pit) (purgé par Wilson) 9:10.
Troisième période
5-OTT: Tom Pyatt (2) (Karlsson, Pageau) 14:59
Punitions: pénalité de banc (Pit) (purgé par Wilson) 19:23.
Tirs au but
PITTSBURGH 14 - 14 - 7 - 35 OTTAWA 9 - 7 - 10 - 26
Gardiens:
PIT: Matt Murray (G, 1-0); OTT: Craig Anderson (P, 10-6).
Avantages numériques:
PIT: 1 en 2; OTT: 0 en 4.
Arbitres:
Kevin Pollock, Dan O’Halloran.
Juges de lignes:
Brad Kovachik, Shane Heyer.
ASSISTANCE:
19 145.
Sidney Crosby
Matt Murray
★★
Bobby Ryan
★★★