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Situation financière de la Ville: Guérette accuse Labeaume d'embellir les chiffres

Anne Guérette
Photo Stéphanie Martin Journal de Québec Anne Guérette

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La chef de l’opposition, Anne Guérette, affirme que les chiffres présentés par l’administration Labeaume sur la performance de la Ville sont électoralistes et cousus de fil blanc.

Les fonctionnaires du service des finances et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont présenté en début de semaine la reddition de comptes financière de la Ville de Québec. L’année 2016 s’est soldée par un surplus record de 39,5 millions $. La Ville a aussi confirmé que la dette a diminué de 43,3 millions $.

«Ce document sent l’électoralisme», a déclaré vendredi Anne Guérette, au terme d’un comité plénier sur le sujet.

«Tous les cadrans sont bien alignés. Une dette qui diminue, des revenus excédentaires aux prévisions; il n’y a pas à dire, l’administration Labeaume est passée maître dans l’art de faire parler les chiffres en sa faveur. Quand on regarde l’œuvre dans son ensemble, c’est un tout autre portrait.»

Dette

La dette a augmenté de 43 % au cours des neuf dernières années pour commencer à redescendre en 2016, juste à temps pour les élections, souligne-t-elle.

Le maire Régis Labeaume a répondu de façon laconique. «Ils vont toujours dire qu’on travaille mal. Ça fait 10 ans qu’ils le disent.»

Il a de nouveau justifié l’accroissement de la dette par des investissements selon lui nécessaires dans les infrastructures.

Le maire a par ailleurs souligné que les augmentations de la taxe résidentielle, depuis 10 ans, à Québec, ont été 35 % moins élevées que dans les autres grandes villes de la province. Dans le non résidentiel, les taxes ont augmenté de 1 % plus qu’ailleurs. «Dans le fond, on est égal aux autres villes. On est compétitifs», interprète M. Labeaume.

Centre Vidéotron

Anne Guérette a suggéré que la Ville utilise une partie de ses surplus de 39,5 millions $, soit 7 millions $, pour rembourser plus rapidement la dette du Centre Vidéotron. Le coût annuel de l’emprunt pour l’amphithéâtre, capital et intérêt, s’élève à 5,3 millions $.

Le vice-président du comité exécutif et la trésorière de la Ville ont répliqué que, selon les règles de remboursement, cela n’est pas possible. «Même si, demain matin, je voulais rembourser comptant le Centre Vidéotron, je ne pourrais pas. Ce sont des émissions d’obligations qui appartiennent à des gens qui ont acheté des obligations de la Ville», a spécifié la trésorière Chantal Pineault.

Agir ainsi «serait [faire preuve d'une] très mauvaise compréhension du système financier de la Ville», a pour sa part renchéri le v.-p. Jonatan Julien.

– Avec la collaboration de Taïeb Moalla