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Accusé d’avoir tué sa copine en roulant à 140 km/h

L’accident survenu il y a un an à Mont-Saint-Hilaire a aussi fait 25 blessés dans l’autobus

Marc-Antoine Landry pose devant sa voiture avant le drame.
Photo FACEBOOK Marc-Antoine Landry pose devant sa voiture avant le drame.

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Le jeune homme accusé mercredi d’avoir causé la mort de sa copine lors d’une collision avec un autobus scolaire, il y a un an à Mont-Saint-Hilaire, aurait roulé à 140 km/h avant l’impact.

Selon nos informations, Marc-Antoine Landry aurait commis un «grand excès de vitesse», le 13 mai 2016. L’homme de 20 ans aurait circulé à tombeau ouvert sur la route 116, où la limite était alors fixée à 90 km/h.

Un conducteur commet un «grand excès de vitesse» dans une telle zone lorsqu’il roule au moins à 50 km/h de plus que la signalisation ne le permet, d’après la SAAQ. La limite de vitesse a été abaissée à 70 km/h après la collision.

Si le jeune conducteur ne semble pas avoir eu de contravention liée à cet événement, il vient d’être accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort et des lésions. Il a comparu au palais de justice de Saint-Hyacinthe, mercredi.

La collision d’une rare violence est survenue il y a un peu plus d’un an, à la fin des classes.

Au volant de sa Mitsubishi Lancer bleue, Marc-Antoine Landry a foncé de plein fouet dans un autobus scolaire qui venait de quitter le Collège Saint-Hilaire.

Un mort et 26 blessés

Sa copine Danyka Grabosky, qui était passagère du véhicule, est décédée sur le coup.

Danyka Grabosky (à gauche) n’avait que 18 ans lorsqu’elle est décédée.
Photo FACEBOOK
Danyka Grabosky (à gauche) n’avait que 18 ans lorsqu’elle est décédée.

L’autobus qui transportait une quarantaine d’élèves s’est renversé sous la force de l’impact.

Vingt-six personnes ont été blessées, dont sept grièvement, incluant le jeune accusé.

Au cours de leur enquête, les policiers de la Régie intermunicipale de police de Richelieu-Saint-Laurent ont dû faire une reconstitution sur les lieux de la collision, en novembre 2016.

L’hypothèse d’une course de rue, ayant été émise par les enquêteurs au départ, a été écartée, a souligné le sergent Pierre Tremblay hier.

L’autobus scolaire s’est renversé lors de l’impact avec la Mitsubishi, qui, elle­­, a été détruite.
Photo Agence QMI, Maxime Deland
L’autobus scolaire s’est renversé lors de l’impact avec la Mitsubishi, qui, elle­­, a été détruite.

Une recherche du Journal a permis de découvrir que Marc-Antoine Landry a eu d’autres démêlés­­ avec les policiers pour excès de vitesse.

Un an avant le drame, il a dû payer une contravention de 90 $ pour «vitesse sur un chemin public» de Belœil.

Permis suspendu

Sept mois après la mort de sa copine de 18 ans, le jeune homme a écopé d’une autre contravention, cette fois pour une vitesse supérieure à 50 km/h dans la ville de Mont-Saint-Hilaire.

Or, ce constat de 135 $ n’a toujours pas été payé à la Cour municipale, si bien que le permis de Marc-Antoine Landry était déjà suspendu lorsqu’il a été accusé au criminel cette semaine, selon nos informations.

Lorsqu’un conducteur ne s’acquitte pas d’une amende à l’intérieur du délai requis de 30 jours, la SAAQ peut suspendre le permis de conduire du fautif jusqu’à ce qu’il paye ses dettes.

De retour en cour hier, Marc-Antoine Landry a été accusé de méfait, de menaces et d’avoir fait des appels téléphoniques harassants, dans un autre dossier. Cela référerait à une chicane de famille, a appris Le Journal.

L’homme de 20 ans a été envoyé en thérapie fermée. «J’en ai besoin, ça va me faire du bien», a-t-il dit au juge Marc-Nicolas Foucault.

- Avec la collaboration de Magalie Lapointe