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Le FTA célèbre Montréal

Festival TransAmériques
Photo courtoisie, FTA

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Pour célébrer le 375e anniversaire de la ville, le Festival TransAmériques sort l’artillerie lourde; il s’ouvrira cette semaine avec 100 % Montréal, le plus gros spectacle en salle de ses 11 années d’existence. 

Ils seront 100, réunis sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe, pour participer à cet exercice de théâtre réalité. Chaque participant a été choisi au cours d’un long processus de sélection (amorcé en ­décembre et terminé au début du mois) afin de représenter un pour cent de la ­population montréalaise.

À titre d’exemple, la distribution sera composée de 52 hommes et 48 femmes, soit le même ratio que celui des habitants de la métropole.

Un « tableau vivant »

Cinq critères ont été observés afin de bâtir la distribution du spectacle 100 % Montréal: le sexe, le groupe d’âge, la langue parlée, le lieu d’origine et le ­statut social. Tout au long de la soirée, ils seront appelés non seulement à se ­présenter, mais également à se prononcer sur différents enjeux sociaux, politiques, éthiques, ainsi que des questions plus personnelles.

«En dressant un tableau vivant de la ville de Montréal, on arrive à voir ­l’opinion publique s’animer devant nos yeux», explique Martin Faucher, ­directeur artistique du Festival TransAmériques.

Montréal est la 32e ville à accueillir ­cette initiative du collectif berlinois ­Rimini ­Protokoll. Amorcée à Berlin en 2008, la série de spectacles 100 % city s’est depuis arrêtée, entre autres, à Paris, Londres, Vancouver, Athènes et Tokyo.

Sur mesure

Les sujets abordés lors des spectacles sont choisis en fonction de la ville dans laquelle l’exercice est fait, afin de bien ­coller à la réalité de chacune. On s’attend donc à ce que des questions sur des thèmes tels que la langue, par exemple, prennent plus de place dans des villes comme Montréal qu’à Melbourne ou ­Philadelphie.

D’ailleurs, les quatre représentations prévues de jeudi à dimanche seront ­présentées en formule bilingue (français et anglais), avec surtitres.

Le Festival TransAmériques se ­déroulera du 25 mai au 8 juin.

Trois autres spectacles pour célébrer Montréal au FTA

Pôle Sud

Festival TransAmériques
Photo courtoisie, FTA

Deux années après sa création, le spectacle d’Émile Proulx-Cloutier et Anaïs Barbeau-Lavalette reprend du service. Cette pièce de théâtre ­documentaire suit sept personnages aux destins improbables n’ayant en commun que le quartier où ils ­habitent: le Centre-Sud.

  • Le 28 mai à l’Espace libre.

La fureur de ce que je pense

Festival TransAmériques
Photo courtoisie, FTA

Six comédiennes et une danseuse proposent un survol de l’œuvre de la regrettée auteure Nelly Arcan. «Elle a été une écrivaine et une ­personne très importante dans le milieu littéraire et dans la vie ­sociale québécoise. Avec la sortie du film d’Anne Émond, il y a une ­véritable curiosité de visiter la ­personne qu’était Nelly Arcan», ­souligne Martin Faucher.

  • Du 3 au 6 juin à l’Usine C.

Some Hope for the Bastards

Festival TransAmériques
Photo courtoisie, FTA

Les fans de danse contemporaine ne voudront pas manquer la toute dernière création du chorégraphe montréalais Frédérick Gravel. Avec Some Hope for the Bastards, il allie différents genres musicaux sur ­lesquels évoluent neuf danseurs.

  • Les 1er et 2 juin au Monument National.