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Les deux visages de Tokyo

Les deux visages de Tokyo
Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

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Animée puis soudainement apaisante, avant-gardiste tout en étant solidement ancrée dans les traditions, plus que moderne, mais fière de son histoire, la ville de Tokyo surprend avec ce qui ressemble à deux identités bien distinctes.

D'un côté, l'aire urbaine la plus peuplée au monde se fait vibrante et étonnante avec ses gratte-ciel, ses quartiers aux allures de jeux vidéo et sa folie de tout ce qui est électronique. De l'autre, la capitale ouvre doucement les portes de ses temples, ses parcs et ses quartiers traditionnels. C'est cette dualité, précisément, qui envoûte les voyageurs de passage dans l'ancien Edo.

Le Tokyo des traditions

Dans les allées humides du marché aux poissons de Tsukiji, les visiteurs tentent de gêner le moins possible les marchands de poissons au travail. Depuis 1935, le plus grand marché aux poissons et aux fruits de mer au monde attire les commerçants et habitants nippons à la recherche de la crème des poissons. Il y règne une frénésie qui comble de bonheur les voyageurs désirant croquer sur le vif les scènes du quotidien japonais. En intégrant l'une des interminables files d'attente cernant les petits restaurants de sushis de la partie extérieure du marché, on s'assure de vivre l'expérience japonaise traditionnelle ultime: celle de déguster les sushis les plus frais qui soient en compagnie des habitués.

Les deux visages de Tokyo
Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

À distance de marche du marché, le jardin Hama-Rikyu représente le parfait exemple du mélange des genres si présent à Tokyo. Ce superbe jardin typiquement japonais, coincé entre les immeubles et les gratte-ciel, prend sa place toute verte au cœur du centre-ville. Créé au 17e siècle et classé «site à la beauté exceptionnelle» par le ministère de la Culture au Japon, le jardin traditionnel offre une jolie vue sur l'étang Shinori no Ike. Les Japonais s'y rendent pour se balader, pique-niquer ou y visiter la maison de thé Nakajima.

À Ueno, l'un des plus grands quartiers de Tokyo, le parc du même nom est aussi hôte de cérémonies et de représentations traditionnelles. Les Japonais se rendent s'y balader toute l'année, mais plus particulièrement de la fin mars au début avril lorsque les 1000 cerisiers en fleurs leur permettent de prendre part au «hanami» (la coutume japonaise de prendre le temps d'apprécier la beauté des fleurs et des «sakura» ou fleurs de cerisiers).

Le grand parc de Yoyogi et son sanctuaire Meiji-Jingu sont d'autres lieux prisés par les Japonais, surtout le dimanche. Ils sont d'ailleurs trois millions à se rendre chaque année au sanctuaire pour célébrer la nouvelle année. La balade dans ce jardin impérial et cette forêt de mille arbres se fait douce et mène à l'immense complexe shintoïste où se tiennent de nombreux de mariages traditionnels shintos.

Les deux visages de Tokyo
Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

Les jardins extérieurs du palais impérial de Tokyo (dont les remparts sont cernés de grattes-ciel); l'étage gourmand du magasin Mitsukoshi (le plus vieux grand magasin du Japon); les journées de combats de sumos (elles ne se tiennent qu’une fois tous les mois impairs de l'année à Tokyo); le quartier Asakusa, son temple Senso-ji (le plus vieux temple bouddhiste de la ville) et son sanctuaire; les ruelles de quartier remplies d'échoppes, de kiosques d'artisanat et de petits restaurants traditionnels; ou encore les mystères entourant les «hanamachis» (quartiers des geishas) sont autant d'expériences japonaises traditionnelles à vivre le cœur et l'esprit bien ouverts à travers Tokyo.

Le Tokyo de la modernité

Qualifier Tokyo de moderne est un euphémisme. Si on a l'impression d'être catapulté dans un autre monde lorsqu'on y débarque, c'est que la plus grande ville du Japon est composée de quartiers futuristes complètement délirants.

Criants, illuminés et toujours animés, les quartiers de Shibuya (où se trouve le plus grand carrefour au monde), d'Harajuku, de Shinjuku et d'Akihabara forment les quartiers de la mode, de la vie nocturne et de la jeunesse branchée tokyoïte.

Les deux visages de Tokyo
Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

C'est là que les jeunes Japonais déguisés en personnages de mangas, de dessins animés et de jeux vidéo se retrouvent fièrement, tels d'excentriques emblèmes de la contemporanéité japonaise. Akihabara, surtout, promet une incursion au cœur de ce qui ressemble à un jeu vidéo à ciel ouvert. Surnommée la ville électrique, elle se fait le paradis des geeks («otaku» en japonais). Dans les magasins thématiques et hors-taxes, les jeux d'arcade occupent plusieurs étages et, devant eux, les jeunes filles costumées en mangas incitent les passants à entrer. La musique est tonitruante, les machines de pachinko n'en finissent plus de hurler et les néons scintillent de pleins feux.

Le long des longues allées colorées du marché populaire d'Ameyoko, les magasins de vêtements, de sacs à main et de gadgets électroniques côtoient les étals de poissons frais, de nourriture séchée et d'épices. Les étudiants y magasinent nombreux, souvent costumés, et la cohue s'y fait toute tokyoïte.

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Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

Dans la baie de Tokyo, l'île artificielle d'Odaiba est surnommée l'île du divertissement. Cette station balnéaire urbaine bétonnée est fort occupée les fins de semaine alors que les Japonais et les touristes s'y rendent faire les magasins, se prélasser à la plage ou au «onsen» (spa japonais), visiter l'un des musées ou encore – inlassablement – s'amuser aux jeux vidéo.


- Pour planifier son voyage, on visite le site: www.tourisme-japon.fr

- Pour en apprendre plus sur les coutumes et traditions nippones, on consulte le guide Ulysse Comprendre le Japon.