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Un métro, une solution idéale, mais trop chère

Régis Labeaume est cependant ouvert au train de banlieue si celui-ci rejoint un grand nombre de citoyens

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Photo Simon Clark Régis Labeaume assistera aux quatre séances de consultations publiques sur la mobilité, en juin.

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L’idéal pour Québec serait un métro, croit Régis Labeaume, qui doute cependant que les gouvernements acceptent de payer. Un train de banlieue serait une option intéressante, selon lui.

En tournée médiatique pour parler de transport, le maire de Québec a confié au FM93 mercredi qu’un projet de métro serait son option favorite. À Gilles Parent qui lui suggérait que des villes européennes plus petites que Québec avaient un métro, le maire a répondu que ce serait la solution pour Québec. «Pour moi, la meilleure affaire, c’est le métro.»

Mais il y a un problème majeur de financement. «Je voudrais. Si on pense vraiment qu’on est capable d’aller chercher plusieurs milliards pour ça, on va l’essayer.»

Mais visiblement, il n’a pas le goût de mener cette bataille. «On est arrivé avec le tramway et ils [les gouvernements] m’ont dit que c’était trop cher. Moi, je pense qu’on ne sera pas capable.»

Dans nos pages, l’ingénieur Robert Vandewinkel avait exposé un projet de métro qui relierait Lévis et Québec, jusqu’à l’aéroport, qu’il estime entre 4,5 et 8,36 milliards $.

Coût élevé

Le maire calcule quant à lui que le coût se situe «dans les dizaines de milliards». «Il faut juste être réaliste. Moi, je veux avoir le meilleur, c’est juste qu’il faut que tout se paie. [...] Je pense que c’est complètement utopique».

Alors qu’il a déjà opposé un non catégorique au développement des trains de banlieue, M. Labeaume semblait mercredi dans de meilleures dispositions. «Je suis très ouvert», a-t-il lancé. Il a rappelé que l’architecte Érick Rivard qu’il a nommé au sein du comité consultatif sur la mobilité est un fervent partisan de cette option. «On va le regarder. C’est juste qu’il faut s’assurer que les voies seront là où il y a du monde.»

Utiliser les accotements

Régis Labeaume a aussi affirmé qu’il appuyait l’utilisation des voies d’accotement sur les principales autoroutes de la ville pour améliorer la fluidité aux heures de pointe. «On est totalement d’accord. On pense que c’est une des meilleures solutions.»

Une solution, dit-il, qu’il a proposée à plusieurs ministres des Transports depuis quelques années. Mais ceux-ci ont toujours fait la sourde oreille, sauf un. «Il n’y a pas un ministre des Transports qui était d’accord avec ça. Ça a commencé avec M. [Robert] Poëti. Il m’a dit qu’il était ouvert.»