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Une triste réalité sur le terrain

campeau
Photo courtoisie Les piégeurs ont toujours eu un rôle majeur à jouer pour assurer une bonne gestion des animaux à fourrure.

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Avec l’explosion démographique et l’étalement urbain, on retrouve de plus en plus de situations problématiques impliquant des animaux à fourrure.

De nos jours, un nombre croissant de municipalités est aux prises avec la gestion des dommages causés par ces animaux qui, autrefois, était gérée en grande partie par les trappeurs eux-mêmes.

Afin de répondre à ces nouvelles réalités, la FTGQ, acronyme pour la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, met actuellement en place une formation spécifique qui se nomme CAFE, diminutif pour Coexistence avec les animaux à fourrure environnants.

Causes et effets

Depuis plusieurs années, l’augmentation de la densification et l’étalement urbain ont causé la perte ou l’empiétement sur de nombreux habitats naturels pour plusieurs espèces floristiques et fauniques. De plus, à cause des changements climatiques, des modifications dans la gestion territoriale et de la diminution du nombre d’adeptes du piégeage (due à la baisse du marché des fourrures), l’abondance de plusieurs populations animales a récemment augmenté. Ces bouleversements ont engendré une croissance des conflits entre l’homme et les animaux. Au cours des dernières années, on a noté, entre autres, un accroissement des problématiques d’écureuils dans les érablières, de la présence d’ours noirs dans des zones résidentielles, d’épidémies de rage liées au raton laveur et de dommages engendrés par des colonies de castors à proximité des réseaux routiers.

Le castor est souvent au cœur des problèmes rencontrés en milieu forestier et agroforestier. Les populations de castors, lorsqu’elles ne sont pas gérées, peuvent engendrer des coûts monétaires très élevés suite à l’endommagement des infrastructures routières, ou écologiques, ainsi qu’à la destruction de frayères.

Intervenants

Par contre, cette espèce apporte également plusieurs bénéfices sur l’environnement, notamment en créant de nouveaux habitats aquatiques augmentant ainsi la biodiversité locale.

Par conséquent, il est essentiel de favoriser la cohabitation entre l’homme et les animaux à fourrure.

Depuis plusieurs années, la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec demande un encadrement plus rigoureux de la gestion des animaux à fourrure en dehors de la saison de piégeage. Il faut savoir que le nombre de bêtes ainsi prélevées est inconnu et il n’existe que peu de balises et de règles régissant cette activité. Les piégeurs désirent donc mettre à contribution leur expertise afin d’encadrer la déprédation pour qu’elle s’effectue de façon respectueuse pour la faune. La Fédération travaille avec le ministère afin de mettre en place une formation axée sur des approches préventives plutôt qu’utiliser des méthodes de contrôle ou répressives.

De plus, la Fédération est actuellement consultée pour l’élaboration de deux plans de gestion, sur l’ours noir et sur les animaux à fourrure, afin de s’assurer que les piégeurs aient un rôle important dans la gestion des ressources fauniques.

La coexistence entre les humains et les animaux à fourrure favorise la pleine mise en valeur des animaux en retardant la capture d’un individu importun lorsque la qualité de sa fourrure sera optimale plutôt que de l’éliminer en dehors de la saison et de perdre cette ressource naturelle. Cela permet également de sensibiliser le public et les utilisateurs du territoire au respect de la faune et de ses habitats.


♦ Pour en savoir plus, visitez le site www.ftgq.qc.ca ou composez le 1 866 260-7644.

 

De tout pour tous

De récentes données encourageantes publiées dernièrement par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs révèlent que la montaison totale de saumons atlantiques en 2016 dans nos rivières se situait près de la moyenne quinquennale. On y apprenait même qu’environ la moitié des plans d’eau dépassaient les nouveaux seuils de conservation. On retrouve ces magnifiques poissons dans 109 rivières au Québec. L’an dernier, dans les 35 cours d’eau où l’on comptabilise leur montée, on a dénombré 29 455 spécimens adultes. L’année 2016 marquait le début du nouveau Plan de gestion du saumon atlantique 2016-2026. Les informations recueillies montrent que les pêcheurs choisissent de plus en plus la pêche avec remise à l’eau, en dépit du fait qu’ils peuvent conserver les madeleineaux et les rédibermarins (grands saumons). Par exemple, en Gaspésie, où l’on retrouve de nombreuses rivières parmi les plus célèbres, 71 % de tous les grands saumons furent relâchés.

Fête des Pères

Dans le cadre de la fête des Pères, faites-moi parvenir les plus belles photographies de votre papa, à la chasse ou à la pêche, par courriel à patrick.campeau@quebecormedia.com. Chacune d’elle doit évidemment être de bon goût et de bonne résolution. Accompagnez le tout d’une brève description indiquant le nom de la vedette du jour, la région où il réside, des détails sur son poisson ou son gibier, le site où il fut capturé, la date, la technique utilisée et quelques anecdotes savoureuses. Les plus belles photos seront publiées le 17 juin pour souligner la fête des Pères. Ne tardez pas à me faire parvenir vos clichés...


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