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Québec réussit un triplé

La ville devrait accueillir les finales de snowboard, de ski acrobatique et de ski de fond

Le succès obtenu avec les finales de la Coupe du monde de ski de fond sur les plaines d’Abraham en mars dernier permettra à Québec de recevoir à nouveau l’événement en 2019 et 2010.
Photo d'archives Didier Debusschère Le succès obtenu avec les finales de la Coupe du monde de ski de fond sur les plaines d’Abraham en mars dernier permettra à Québec de recevoir à nouveau l’événement en 2019 et 2010.

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Les finales de la Coupe du monde en ski acrobatique et snowboard en mars 2018 à l’îlot Fleuri et à Stoneham, suivies de celles de ski de fond en 2019 et 2020 sur les plaines d’Abraham; Québec a littéralement «passé la gratte» au récent congrès de la Fédération internationale de ski (FIS).

De Maxence Parrot, Laurie Blouin et Kim Lamarre jusqu’à Alex Harvey, les calendriers à long terme rendus publics par la FIS à l’issue de son congrès qui s’est terminé en Slovénie, dimanche dernier, identifient Québec comme une destination récurrente pour les meilleurs athlètes internationaux sur neige lors des mois de mars des trois prochaines années.

Encore devant la Russie

En plus de s’assurer de la présence des meilleurs spécialistes de Big Air et slopestyle en ski acrobatique et snowboard au lendemain des Jeux olympiques de PyeongChang (voir autre texte), la firme Gestev a pris plus que jamais une option sur les finales de la Coupe du monde de ski de fond en mars 2019 et mars 2020.

Jusqu’à nouvel ordre, le nom de Québec partage la même case que Tyumen comme ville potentielle pour les finales de mars 2019, mais le choix définitif sera arrêté lors du congrès automnal de la FIS à Zurich, en octobre. Selon des informations obtenues, la FIS prioriserait Québec, mais joue de prudence dans l’attente de conséquences éventuelles du rapport McLaren sur le dopage systémique en Russie et qui avait disqualifié Tyumen à deux mois d’avis au profit des plaines d’Abraham en mars dernier.

«Compte tenu de ce que j’ai entendu à gauche et à droite, notamment sur la position populaire qu’occupe maintenant Québec auprès des équipes nationales, je pense que nos chances sont excellentes», se limite à commenter le président de Gestev, Patrice Drouin, qui «ne s’attend pas à ce que les choses changent d’ici à l’automne».

«On est vraiment content parce que ça pourrait coïncider avec la fin de la carrière d’Alex Harvey», projette-t-il au sujet de cette série de trois courses prévues du 22 au 24 mars 2019.

Assurément en 2020

Le succès obtenu en mars dernier comme solution d’urgence à la Russie semble avoir placé Québec en haute estime auprès de la FIS, assez pour qu’elle s’assure que la fin de saison 2019-2020 passera également aux abords des fortifications. Il est écrit «Canada» au calendrier pour des blocs de dates des 14 et 15 mars et du 20 au 22 mars 2020, mais, en coulisses, ces réservations sous-entendent que Québec est choisie d’office, mais elle pourrait partager des épreuves avec Canmore. Là encore, la FIS doit attendre à son congrès d’automne pour préciser l’orientation souhaitée.

«Avec l’obligation d’aller éventuellement en Asie (pour des événements-tests avant les Jeux de Pékin en 2022), il y a une fenêtre qui s’est créée pour venir encore au Canada en 2020», explique Drouin, qui rapporte que la FIS «a été assez claire qu’il devrait y avoir un partage entre l’est et l’ouest (du Canada)».

Avec cinq visites de l’élite internationale du ski de fond près du parlement entre décembre 2012 et mars 2020, l’effet Alex Harvey aura réellement opéré sur Québec...

Des médaillés olympiques dans le ciel de la capitale

Un mois après avoir défilé sur les podiums olympiques de PyeongChang, les meilleurs planchistes et skieurs acrobates de la planète s’offriront en spectacle dans le ciel de Québec et à Stoneham en mars 2018.

En plus d’attribuer à la firme Gestev les finales de la Coupe du monde de Big Air et de slopestyle en snowboard et ski acrobatique, la Fédération internationale de ski (FIS) lui a assuré de concevoir une sytème de pointage généreux qui incitera les 10 à 12 meilleurs au classement de la Coupe du monde à se présenter à Québec, du 22 au 25 mars 2018, pour s’approprier les globes de cristal des différentes spécialités.

Parrot et l’élite attendus

Les vedettes canadiennes du Big Air, dont Sébastien Toutant et Maxence Parrot en snowboard, devraient donc s’éxécuter à la rampe géante de l’îlot Fleuri sous l’autoroute Dufferin. Les spécialistes du slopestyle, comme la planchiste championne du monde Laurie Blouin et la skieuse Kim Lamarre, pourraient être vues sur les modules à Stoneham.

«La FIS nous a assuré qu’elle fera ce travail de persuasion. On fait confiance à la FIS pour que les meilleurs n’aient pas l’intention de rater l’événement de Québec», rapporte le président de Gestev, Patrice Drouin.

Demande reçue

Initialement prévu au mois de janvier et trop près des Jeux olympiques de PyeongChang qui l’aurait privé des meilleurs athlètes, le Jamboree de Québec avait levé la main en se proposant comme destination éventuelle pour les finales de la Coupe du monde. La bénédiction de la FIS est venue plus rapidement que prévue lors de la révision des calendriers de la semaine dernière à Portoroz, en Slovénie.

«On n’a jamais présenté ces finales et on attendait l’opportunité pour le faire. Ce premier essai tombe à point pour nous, tout de suite après les Jeux olympiques», observe Drouin, présent à l’assemblée de la FIS.

Le Jamboree de Québec s’inscrit comme le doyen des rendez-vous de Big Air en snowboard à la FIS. La Coupe du monde de 2017 marquait la 18e édition.