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Un marathonien qui se surprend lui-même

Johan Trimaille a battu son meilleur chrono à Boston

Johan Trimaille
Photo courtoisie Johan Trimaille prendra le départ du 100 km du mont Albert le 1er juillet.

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Auteur de son meilleur temps à vie au Marathon de Boston alors qu’il a retranché sept minutes à son chrono et vainqueur du demi-marathon d’Ottawa, Johan Trimaille obtient des résultats inespérés, lui qui a débuté dans la course il y a moins de trois ans avec l’objectif initial de se forger un nouveau réseau d’amis à son arrivée à Québec.

Ancien cycliste de bon niveau en France, Trimaille est débarqué à Québec quand sa blonde a été acceptée à l’Université Laval. La course prend maintenant de plus en plus de place dans sa vie.

«Je me surprends moi-même, a-t-il reconnu. Je ne fais que progresser depuis mon premier marathon dans la région d’Ottawa, en octobre 2014. J’avais terminé en deuxième position et j’étais obligé de continuer.»

À Boston, le coureur de 30 ans a signé un chrono de 2 h 32 min, ce qui lui a valu le 74e rang au classement général parmi les 33 000 coureurs au départ. Son chrono lui aurait procuré la troisième meilleure performance canadienne, s’il avait obtenu son statut de résident permanent, à 14 secondes du deuxième.

«Les conditions étaient très difficiles en raison de la chaleur, et certains coureurs meilleurs que moi ont eu des problèmes, a-t-il raconté. J’ai été chanceux. Mon objectif est maintenant de briser la marque des 2 h 30 min et d’être invité dans les vagues élites des marathons de Boston, Philadelphie et Ottawa.»

Confiance

Trimaille s’entraîne sous la supervision de Richard Chouinard avec le club de l’Université Laval. Ancien entraîneur de l’olympienne Odette Lapierre, qui a pris part aux Jeux de Séoul et de Barcelone, Chouinard est confiant.

«Richard pense que je peux me rapprocher des 2 h 20 min. Il est conservateur parce qu’il ne veut pas me faire rêver. Habituellement, un coureur a besoin de huit ans pour atteindre son maximum. En raison du sérieux que je mets à l’entraînement, il pense que je pourrais atteindre mon sommet en six ans. J’ai stagné pendant près d’un an à 2 h 43 min avant que ça débloque.»