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Des histoires de pêche et de chasse!

Notre chroniqueur Julien Cabana se remémore ses meilleures anecdotes en carrière

Julien Cabana en compagnie de Robin Plante, de la SÉPAQ-Anticosti, en décembre 2014.
Photo D’ARCHIVES Julien Cabana en compagnie de Robin Plante, de la SÉPAQ-Anticosti, en décembre 2014.

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Au fil de sa carrière comme journaliste affecté à la couverture de la chasse, de la pêche et de la motoneige, Julien Cabana a vécu toutes sortes d’aventures à travers la réalisation de reportages pour Le Journal de Québec. Dans le cadre des 50 ans du Journal, celui qui œuvre depuis 40 ans à la section des sports a accepté de nous livrer quelques anecdotes liées à ses voyages aux quatre coins de la province et ailleurs dans le monde.

Tassez-vous, les Français !

La couverture de courses de motoneige dans des endroits plus reculés n’a pas toujours été de tout repos pour notre chroniqueur. Il a déjà eu maille à partir avec des journalistes français qui, après une étape du raid Harricana se terminant à Parent, refusaient de lui prêter la ligne téléphonique dont il avait besoin pour acheminer ses textes au Journal.

«La seule place où je pouvais travailler, c’était devant l’hôtel de ville, et il n’y avait qu’une ligne de téléphone. Il n’y avait pas encore l’internet. L’heure de tombée était à 11 h 30 et j’ai commencé à écrire vers 10 h 40. Quand j’ai voulu utiliser la ligne, ils m’ont envoyé promener! Ils téléphonaient à leur famille. Finalement, j’ai tiré la ligne du mur et ils voulaient quasiment tous me planter. J’ai branché l’ordi et, à 11 h 25, tout était rentré au bureau. L’organisateur René Metge m’a ensuite nommé responsable de la salle de presse, parce que je leur avais tenu tête.»

Il dort au milieu des ours

Un tournage pour les soirées de chasse de Chasse et pêche O’Keefe a failli virer au cauchemar pour notre chroniqueur et ses partenaires, au Labrador. Dormant dans une tente sur une île au milieu d’une rivière pour se protéger des ours, ils ont constaté en se réveillant le lendemain matin que leur stratégie n’avait pas fonctionné. Les visiteurs indésirables s’étaient pointés à leur campement après avoir nagé. «En se levant, on a constaté qu’un ou deux ours s’étaient promenés autour de la tente pendant qu’on dormait. Ils ont détruit nos glacières de nourriture. L’animateur Alain Crevier voulait s’en aller. Mettons que les jambes te ramollissent un peu quand tu découvres ça.»

Un tir à la mauvaise place

En reportage avec le photographe à ­ la retraite Léopold Rousseau pour une histoire de pourvoirie illégale, Julien Cabana a rencontré un homme qui tire plus vite que son ombre... au mauvais moment et au mauvais endroit! «Nous avions une chambre qui avait quatre lits et les deux autres gars étaient déjà là à notre arrivée. La carabine de l’un d’eux était sur le lit. Je suis sorti quelques minutes et j’ai entendu un coup de feu. Le gars venait de tirer dans mon sac! Mon sac et mes vêtements étaient troués. S’il avait fallu que je sois là, la balle aurait frôlé ma jambe.»

Foutu cellulaire !

En attendant qu’un chevreuil tombe dans le piège qui lui était destiné près de Thetford Mines, notre chroniqueur a sorti son téléphone intelligent pour faire une partie d’Angry Birds. Il l’a vite regretté! «Je levais les yeux pour surveiller s’il s’en venait. Puis j’ai vu le fil de l’appât qui bougeait. Il repartait après avoir mangé les pommes et la carotte. Ça faisait des heures que j’observais. J’étais concentré sur le jeu. Le pire, c’est que je n’ai plus rien vu de la semaine.» Depuis, son téléphone est bien rangé lorsqu’il chasse. «Je me suis fait jouer le tour une fois et ça n’arrivera pas deux fois!»

Les yeux dans les yeux
Notre chroniqueur s’est déjà retrouvé face à un lynx semblable à celui-ci. La rencontre a toutefois été si brève qu’il n’a pu photographier la bête.
PHOTO FOTOLIA
Notre chroniqueur s’est déjà retrouvé face à un lynx semblable à celui-ci. La rencontre a toutefois été si brève qu’il n’a pu photographier la bête.

 

Durant une chasse au petit gibier dans la réserve faunique des Laurentides, notre chroniqueur est tombé face à face avec un lynx. L’homme et l’animal ont échangé un long regard. «Je pars après une perdrix, je la touche et, en levant les yeux, je vois un lynx à 25 ou 30 pieds. Je n’avais jamais vu de lynx en liberté. On s’est regardés pendant environ 5 secondes, puis le lynx est reparti.»

Un vent dangereux
Deux truites mouchetées capturées par Julien Cabana dans les eaux de la rivière Manitou, à 80 milles au nord-est de Sept-Îles.
PHOTO D’ARCHIVES
Deux truites mouchetées capturées par Julien Cabana dans les eaux de la rivière Manitou, à 80 milles au nord-est de Sept-Îles.

 

Julien Cabana ne se souvient que trop bien d’un voyage de pêche au saumon sur la rivière Saint-Jean, sur la Côte-Nord, où il a failli perdre l’usage de son œil gauche.

«On pêchait chacun à tour de rôle et, à un moment donné, le vent a repoussé la mouche vers moi et le fil s’est enroulé autour de ma tête. Les hameçons m’ont piqué dans la partie blanche [membrane] de l’œil, après avoir percé la paupière. C’était la panique à bord. Le guide a coupé le fil avant qu’on me transporte en hélicoptère jusqu’à l’hôpital de Sept-Îles. Les médecins ont gelé mon œil et ça a laissé deux points permanents dans l’œil. Si ça rentrait plus, je perdais mon œil. Ce fut assez bouleversant. La morale de l’histoire, c’est qu’il faut toujours porter ses lunettes quand on pêche à la mouche!»

Quand le feu ravage tout, sauf la « combine »

Ce qu’il restait de la tente du journaliste, dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles, après un incendie.
PHOTO D’ARCHIVES
Ce qu’il restait de la tente du journaliste, dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles, après un incendie.

 

Notre chroniqueur a tout perdu à la suite d’un incendie qui s’est déclenché dans la tente où ses partenaires de chasse et lui dormaient, dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles. Si personne n’a été blessé, notre chroniqueur en est ressorti avec une bonne frousse... et en combinaison! «Le secteur n’était accessible que par hydravion. Je suis allé mettre un morceau de bois dans le poêle en me levant et je suis allé me faire un café dans notre tente servant de cuisine. Tout à coup, j’ai vu une lueur dans la tente où je dormais. C’était en train de brûler! Heureusement que je suis allé chercher le téléphone satellitaire pour appeler les secours. On nous a amenés à Sept-Îles, où je suis entré au Walmart en “combine” pour acheter des vêtements. La fille au comptoir se demandait ce qu’on faisait là.»